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21 janvier 2012

Choupi et Tibal au Laos : simply beautiful

Que le temps passe vite, nous voilà déjà à faire l’article final sur le Laos… Nous y sommes restés 26 jours sur les 28 autorisés et on peut déjà vous l’annoncer, ce fut un GROS coup de coeur ! On est carrément tombé amoureux du pays 🙂

Fleur du frangipanier : fleur nationale

Fleur du frangipanier : fleur nationale

On regrette juste de ne pas avoir eu le temps de faire le Nord Est, bien montagneux. Peut-être pour une prochaine fois ? En tout cas, du Nord au Sud (ou du Sud au Nord), les paysages sont à couper le souffle, vraiment très différents de la Thaïlande, beaucoup plus sauvages et authentiques, bien que certains endroits tendent à s’occidentaliser à l’extrême (cf articles sur Luang Prabang ou Vang Vieng).

C’est pourquoi on ne peut que vous conseiller de visiter le Laos rapidement. En plus, ils lancent une grosse campagne «Visit Laos 2012» qui risque d’attirer encore plus de touristes, pour le meilleur et pour le pire, notamment au niveau des prix. On croyait que le Laos serait carrément moins cher que la Thaïlande mais il n’en est rien, c’est kif kif, voire plus cher, surtout pour la nourriture. Pour le transport et les guesthouses, c’est sensiblement la même chose.

Campagne Visit Laos 2012

Campagne Visit Laos 2012

Ce que nous retiendrons du Laos, entre autres :

– des gens avec toujours un énorme sourire (bien plus qu’en Thaïlande) et fêtards, des paysages magnifiques, que ce soit les cascades, les montagnes, les pains de sucre, les rizières, les différentes descentes de fleuves sur le Mékong ou le Sékong, les îles du Sud, la turbulente mais néanmoins superbe Vang Vieng, …
– beaucoup de gens portent des masques anti poussière, bien nécessaires sur certaines routes bien rouges. On en a d’ailleurs acheté un chacun !
– leur café lao est délicieux ! Quand vous demandez avec du lait, ils vous le servent avec du lait concentré sucré
– leur falang baguette n’a rien à envier aux baguettes françaises. Croustillante et bien cuite !
– deux façons de cuire le riz : sticky rice ou à la vapeur. Notre coeur s’est porté sur le sticky rice, servi dans des grands pots en osier, yummy !
– leur BBQ (Sin Dad) vaut le déplacement : bouillons + viande + légumes + oeufs et vermicelles, un régal !
– beaucoup beaucoup d’enfants partout dans les villages
– les laotiens adorent faire la fête. A partir de 17h, les Beerlao commencent à s’entasser sur les tables des maisons
– beaucoup de bars karaoké partout dans le pays, toujours assez kitsch et de la musique très forte dans les villages
– quand vous allez chez le coiffeur et que vous demandez un shampooing, vous êtes en position couchée à l’horizontale
– des maisons traditionnelles en bois, souvent sur pilotis
– des maisons ou des guesthouses kitsch avec des colonnes romaines
– les Laotien(ne)s ont des traits vraiment très fins et portent toujours des vêtements de façon élégante, batiks pour les femmes ou pantalon droit pour les hommes
– le lao est une langue sympa à apprendre. Il n’y a pas de passé ni de futur, uniquement du présent 🙂 Pour l’instant, c’est en lao que nous avons appris le plus de mots !
– des joueurs de pétanque dans tout le pays. Ici ça s’appelle aussi les «boules» ou «pétanque». Il y a aussi de nombreuses tables de billard
– beaucoup d’habits militaires ou de casquettes
– quand on se promène dans les villages, on entend des gamins qui nous crient «sabaidee» (bonjour) de partout sans forcément qu’on les distingue ou «hello falang» (salut français/étranger)
– dans les bus locaux, quand il n’y a plus de place, le gérant du bus installe des tabourets pour gamins
– les Laotiens mangent des oeufs déjà fécondés
– les gens prennent soin de leur coqs et leur crachent dessus de l’eau pour faire briller leurs plumes
– des tables pour jouer aux dames un peu partout

Jeu de dames

Jeu de dames

Quelques anecdotes en vrac :

– un cochon est tombé du toit du jumbo où nous étions
– après notre tour de pirogue de Sékong à Attapeu, le piroguier nous a déposé dans une décharge où on a dû marcher dans les fruits et les poissons pourris
– Choupi a déraillé deux fois dans la même journée
– à la frontière Thailande-Laos, on a participé à des enchères de visas. N’importe qui peut récupérer n’importe quel passeport du moment qu’il paye
– on a réussi à s’embourber dans le Mékong avec le slow boat qui descendait vers Luang Prabang
– on a réussi à boire une Duvel pour mon anniversaire
– on a sauté de plusieurs chutes d’eau
– 1 mamie nous a mimé plein de trucs pour nous faire comprendre où l’on pouvait se baigner dans les chutes
– on a rencontré un mec à Luang Prabang qui habite à 10 kilomètres de chez nous en France et qui nous a donné une bonne adresse pour du vin
– on a donné des offrandes (du sticky rice) aux moines
– j’ai chopé des vers de vase sur les jambes et les fesses en m’asseyant dans la rivière
– on a fait un lâcher de lanternes pour le Nouvel An
– une petite fille du SaeLao project m’a offert un bracelet. Les enfants du village nous récitaient toujours la phrase suivante avant de partir «May we go home teacher, thank you and good night»
– on a vu les dauphins d’Irrawady à la frontière lao-cambodgienne
– on a bu du lao lao avec le papy de la guesthouse de Don Det
– on a dû changer la roue du bus en allant à Vientiane
– on est rentré plusieurs fois de nuit en vélo, éclairé à la frontale, ça se fait bien 🙂
– on nous a souvent donné à manger dans les bus
– on a rencontré plein de mamies d’ethnies minoritaire sur les marchés et elles se sont bien fendues la poire en se faisant photographier
– Choupi a trouvé une chenille et un élastique dans son steak à Paksé
– on a fait le tubing sans se faire mal (c’est une contre anecdote !)
– on a donné des cours d’anglais à des petits laotiens du SaeLao project
– je me suis fait une bonne tendinite au coude droit qui a du mal à partir

Choupi et ses nouveaux potes

Choupi et ses nouveaux potes

C’est fini pour le Laos, n’hésitez plus, foncez réserver vos billets et envolez vous vers cette destination «coup de coeur» !

Petit point sur notre géolocalisation à l’instant «t». Nous sommes au Cambodge depuis une semaine et nous y restons encore une semaine, avant de remonter toute la côte vietnamienne.

Merci à tous ceux qui nous suivent et qui relaient les articles, ça motive pour la suite ! Bécots à tous !

Séance de rattrapage pour nos articles laotiens

Descente du Mékong et Luang Prabang
Vang Vieng et le projet SAELAO
De Vientiane à Savannakhet
– Plateau des Bolaven : Salavan, Sekong, Attapeu
– Si Phan Don ou les 4 000 îles

Voir nos photos du Laos

Coussins de notre cantine à Don Det

Coussins de notre cantine à Don Det

18 janvier 2012

Si Phan Don ou les 4 000 îles

Dernière étape laotienne et pas des moindres, les 4000 îles ou Si Phan Don, à la frontière lao-cambodgienne. Tout au sud donc. A cet endroit, le Mékong s’étend sur 14 kilomètres de large et de nombreux îlots se sont formés en plein milieu du fleuve. Certains sont énormes et forment une vraie île, d’autres disparaissent une fois la saison humide revenue. Parfois, les îles ne sont que de petites touffes d’herbe ou juste un banc de sable d’1 mètre carré tout au plus.

Certaines de ces «grosses» îles sont habitées et peuvent être fréquentées par les touristes . On commencera par la plus grosse des îles, celle la plus au Nord de l’archipel, qui a pour nom : Don Khong.

Nuages sur le Mékong

Nuages sur le Mékong

Soleil qui perce

Soleil qui perce

Au petit matin

Au petit matin

Le jour s'est levé

Le jour s’est levé

16 janvier. Paksé. On prend un mini van qui nous emmène vers les îles. On retrouve par hasard le québécois qu’on avait croisé sur le slow boat et qu’on avait revu à Luang Prabang. Il va direct sur une île plus au sud, Don Det, sans passer par Don Khong. Nous sommes les seuls du van à descendre ici. On prend donc une pirogue pour rejoindre l’île. A bord se trouvent déjà deux français, Sarah et Rémi. On fait connaissance.

Au débarcadère, on se sépare et on va chacun chercher une guesthouse, elles sont toutes sur le bord de l’île, pas très loin d’où le bateau nous dépose. On en trouve une très traditionnelle, tout en bois, pour vraiment pas cher. Ici, la plupart des gérants parlent carrément bien anglais et français. On pose nos sacs et on dégouline à grosses gouttes, le climat est tropical et ça se sent. On visite rapidement les environs (le wat le plus proche) et on rentre faire une sieste car la chaleur nous assomme. A la guesthouse, au moment d’aller dîner, on croise un papy lao de 70 ans qui nous explique dans un très bon français que c’était la maison de son grand-père et que ça faisait 50 ans qu’il n’était pas revenu sur son île… ça a bien changé dit-il. Il a grandi en France, est devenu médecin et a fait sa vie là bas.

Buffle dans les bambous

Buffle dans les bambous

Grimace

Grimace

Moyen de transport

Moyen de transport

Mamie et son buffle

Mamie et son buffle

Au restaurant, on goûte les spécialités locales, à savoir les délicieux poissons du Mékong. Pour Choupi, ça sera «sweet and sour» et pour moi, avec du lait de coco. En apéritif, on tente le cocktail local, le lao lao cocktail. C’est du lao lao (alcool/whisky de riz lao) sur un lit de miel sauvage, avec plein de glaçons… Très fort et pas trouvé ça excellent, on se rabattra sur une bière Beerlao pour la suite 🙂 Pour finir la soirée, on discute dans la chambre des deux français rencontrés dans la matinée et on va se coucher pour profiter de la journée de demain.

17 janvier. Lever 5h30 pour profiter de la journée. La veille, un mec nous avait conseillé de faire le marché local pour voir les différents poissons du Mékong sur les étalages. On se dépêche d’y aller mais il est beaucoup moins impressionnant et moins original que celui de Salavan. On fera donc vite demi tour. Revenus pour 6h30 dans la rue principale, nous assistons à la fin de l’offrande aux moines. Rien à voir avec celle de Luang Prabang ! Ici, il y a seulement une dizaine de moines et autant de touristes, voire moins.

Rizières

Rizières

Gamins dans les champs

Gamins dans les champs

Palmiers

Palmiers

Habitation traditionnelle

Habitation traditionnelle

On loue ensuite un vélo pour aller faire le tour de l’île qui fait un peu plus de 40 kilomètres. Départ donc à 8h et pédalage jusqu’à 18h30. Comme d’habitude quand on loue un vélo, on rentre de nuit, éclairé avec nos lampes frontales sinon c’est pas drôle ! On a croisé plein de gens dans les petits villages qui parlent très bien anglais et/ou français. On s’est arrêté et on a joué avec les gamins des qui, dès qu’on passe, nous crient de grands «sabaideeeeeeeeee». C’est assez impressionnant le nombre de gamins qu’il y a par famille ici.

Bords du Mékong

Bords du Mékong

Choupi dans le Mékong

Choupi dans le Mékong

Habitation traditionnelle

Habitation traditionnelle

Campagne laotienne

Campagne laotienne

A midi, pause pour manger, on mange dans une cantine d’ouvriers au bord du Mékong. J’ai encore la bonne idée d’ajouter trop de piment dans ma soupe et avec la chaleur extérieure plus la tôle qui nous sert de toit, je me liquéfie en moins de trois secondes ! La solution après ça ? Un bon bain dans le Mékong tout habillé ! On se remet sur nos vélos après ce court rafraîchissement et on part pour le Nord de l’île. Il nous reste encore bien 25 bornes à parcourir. Au nord de l’île, superbes paysages sauvages avec des buffles qui se détendent dans le Mékong. Il est 16h30, on commence à entamer la route du retour. Sur la route, des gens sont dans les rizières. On s’arrête et je m’approche. Ils m’invitent à participer. Après avoir compris (et m’être fait expliquer en lao et en mimes) qu’ils n’arrachaient pas le riz mais le plantait, je me mets à la tâche. Je planterai pendant trente minutes des poignées de riz, ce qui a le don de bien faire rire les locaux. Le soleil est quasi tombé, on se dépêche de rentrer mais les derniers kilomètres se font dans la nuit noire. Restaurant de poissons avec cette fois ci un superbe poisson vapeur cuit dans du lait de coco et présenté dans une feuille de bananier, miam !

Homme qui riz

Homme qui riz

Bottes de riz

Bottes de riz

Rizières en fin de journée

Rizières en fin de journée

Planter de riz

Planter de riz

18 janvier. On se lève moins tôt que la veille et on se loue des vélos de nouveau. On va bientôt avoir un petit entraînement physique si ça continue 🙂 On fait la partie qu’on n’a pas faite de l’île, la diagonale qui traverse d’est en ouest. C’est très monotone et surtout très peu d’ombre. On est bien contents d’arriver au petit village de Muang Sen pour midi. On mangera un laap de poisson, sorte de salade froide épicée lao dans un restaurant sur pilotis, avec le fameux sticky rice, au goût et à la texture si excellents.

Enfants du bled

Enfants du bled

Si Phan Don

Si Phan Don

L'arbre et les nuages

L’arbre et les nuages

Rizières asséchées

Rizières asséchées

On reprend la route qu’on avait bien aimée hier, à savoir la partie sud de l’île. On repasse dans des forêts de bambous, devant des rizières, des plantations de bananes, ou des petits villages très sauvages puis on rentre. Des petites filles offrent plein de bijoux en feuilles de bananier à Choupi. Elles les font sous nos yeux avec une rapidité hallucinante.

Gamins laotiens

Gamins laotiens

Laap poisson - sticky rice

Laap poisson – sticky rice

Village de Muang Sen

Village de Muang Sen

Tibal sur un dok dok

Tibal sur un dok dok

On veut partir demain mais on n’a plus beaucoup de sous en poche. On avait vu sur le guide qu’il y avait un ATM pas très loin de notre guesthouse donc on s’y rend. Comme beaucoup d’ATM au Laos, ils n’acceptent que les cartes lao. On se retrouve donc bloqués sur cette île. A jamais ?

Il nous reste un peu d’argent pour manger et pour faire l’aller retour sur la terre ferme mais en demandant au gérant de la guesthouse, il nous dit que le prochain ATM est à 8 kilomètres, ce qui implique qu’il faudra payer la pirogue plus un tuk tuk et il fait déjà nuit. Heureusement, en mangeant, le serveur nous dit qu’il y a un ATM à l’hôtel à côté, qu’il prend une bonne commission mais qu’au moins on n’a pas à courir partout. On choisira donc l’option avec 6% de commission 🙁

19 janvier. On se lève à 6h et on assiste encore à un beau lever de soleil sur le Mékong. La vie est dure n’est-ce pas ? Le bateau est à 8h30 donc on a le temps de prendre un petit déjeuner et hop c’est parti pour Don Det, une des îles situées plus au Sud, à environ 1h30 de pirogue. On part avec Sarah et Rémi et on se trouve deux chambres dans la même guesthouse. On recroise le québécois avec qui on avait pris le mini van, il est sur le point de partir. Ici, beaucoup de guesthouses sont sur pilotis et donnent directement sur le Mékong avec généralement un hamac ou deux par chambre. La vie est vraiment trop dure… On se pose tranquille et on profite de la vue et du superbe flamboyant qu’on voit de notre terrasse avant d’aller se baigner dans le Mékong et d’affronter les forts courants.

On se balade un peu sur l’île et on recroise Joël et Annick, les deux suisses que l’on croise depuis un bon moment déjà, depuis le slow boat et Luang Prabang 🙂 On se boit une bière au coucher du soleil et on mange au bord de l’eau.

Aujourd’hui, Air Asia nous a annoncé que notre vol retour était annulé et que la liaison Kuala Lumpur – Paris ne se ferait plus à partir du 31 mars donc à 24 jours près, on a les boules… Bon, entre temps, puisque cet article est écrit en décalé, nous avons trouvé un vol similaire pour 50 euros de plus chacun, c’est correct. Air Asia nous rembourse la totalité des billets mais pas la différence de 50 euros.

20 janvier. Premier matin sur Don Det, je me lève super tôt pour le lever de soleil. Magnifique dans les touffes d’herbe disséminées sur le Mékong. C’est calme ici, on dirait que le temps s’est arrêté. On nous avait dit que c’était un «Vang Vieng bis» au niveau de l’ambiance mais pas eu du tout cette impression. L’atmosphère est décontractée et sans trop d’excès.

Petite frimousse

Petite frimousse

Lever de soleil sur Don Det

Lever de soleil sur Don Det

Lever de soleil sur Don Det

Lever de soleil sur Don Det

Pêcheur à Li Phi

Pêcheur à Li Phi

On loue ensuite un vélo avec Sarah et Rémi et on part visiter l’île qui est toute proche : Don Khon. Un pont construit par les Français permet de relier les deux îles. Ce pont est payant. Dans le guide, ils parlaient de 9 000 kips soit 0,9€. Maintenant, c’est 20 000 kips par personne soit 2 euros !

On part voir l’attraction de l’île, les cascades de Li Phi. Très impressionnantes et très sauvages avec un énorme courant, impossible de se baigner dans celles là. Seuls les pêcheurs laos courageux vont pêcher sur les rochers à côté. A la cascade, on perd Sarah et Rémi de vue, on continue donc la journée tous les deux. On traverse encore des petits villages qui n’ont pas bougé malgré le tourisme et c’est tant mieux.

On repère une autre petite île, Don Pi Soi, juste à côté d’où l’on se trouve. Il faut la rejoindre en traversant un pont suspendu au dessus de la rivière. Celle-ci est entièrement gratuite et possède aussi des chutes où les gamins aiment pêcher et ramasser des poignées de poissons à la main.

On arrive à la pointe sud de l’île vers 15h30. C’est ici que les bateaux partent pour emmener les touristes voir les dauphins d’Irrawady, une espèce de dauphin d’eau douce en voie d’extinction. A 16h, nous voilà partis en pirogue pour les observer, à la frontière maritime Laos-Cambodge. On coupe les moteurs et on commence rapidement à voir les premiers ailerons et entendre les respirations des dauphins, c’est magique ! Une heure après, le sourire jusqu’aux oreilles, je me dis qu’après les requins à pointe noire, on a vu les dauphins d’Irrawady. De loin certes, mais on les a vus 🙂 Who’s next ?

Sur la route du retour, on a le droit à un coucher de soleil dans la forêt, ça change. Cette forêt est superbe, avec d’énormes bagnans qui partent dans tous les sens.

Bagnan en fisheye

Bagnan en fisheye

21 janvier. Notre dernier jour au Laos. On a réellement la larme à l’oeil. C’est passé si vite et ça nous a tellement bluffé… LE gros coup de coeur pour l’instant bien que nous ne sommes qu’à la moitié du voyage 🙂 On se lève sous une pluie battante et un orage qui secoue le Mékong. Autre ambiance, mais pas désagréable, ça rafraîchit l’atmosphère. A 10h, l’orage s’arrête et fait place au soleil. Comme on a déjà bien quadrillé l’île, on se dit qu’on va faire une petite journée tranquille, baignade et préparation de la suite, à savoir le Cambodge. On se pose donc sur notre terrasse face au Mékong et on regarde où on peut aller le lendemain.

Soudain, le papy de la guesthouse m’appelle et me fait des signes, il ne parle quasiment pas un mot d’anglais et est souvent saoûl dès le réveil. Je comprends vite pourquoi. A 10h du matin, il me sert un grand verre de lao lao et me regarde le boire. Je repars voir Choupi qui attend sur la terrasse puis 15 minutes après il m’appelle de nouveau et me dit qu’il faut manger avec les ouvriers (qui construisent un restaurant à côté de la guesthouse). J’y vais et je me retrouve avec 8 ouvriers plus le papy à manger du laap de poisson et du sticky rice, le tout arrosé de 3 bières. Il est 11h30, je retourne voir Choupi, je n’ai plus très faim 🙂

Kayak pulling

Kayak pulling

Coconut et carrot shake

Coconut et carrot shake

Où est Charlie ?

Où est Charlie ?

Buffles dans les îles

Buffles dans les îles

L’après midi sera consacrée à faire un benchmark des différents shops qui permettent d’aller au Cambodge, pour essayer de trouver le moins cher. On en avait repéré un qui faisait le trajet à 15$ la veille et qui le jour d’après le fait à 25$, on ne sait pas pourquoi. On regarde aussi pour échanger nos derniers kips contre des dollars car personne ne reprend les kips en dehors du Laos nous a-t-on dit. Une fois nos petites affaires faites, on va manger à notre cantine, juste à côté de la guesthouse. On y a mangé plusieurs fois et la famille est vraiment aux petits soins avec nous. Si vous êtes courageux, vous pouvez même défier le gamin à la pétanque mais on n’ a pas vu d’occidental gagner contre lui 🙂 On se fait notre dernier repas ici, arrosé de deux bières, le long du Mékong… la larme à l’oeil n’est pas loin. Mais on se dit que c’est parti pour de nouvelles aventures… Direction le Cambodge et Banlung dès demain !

Pêcheur laotien

Pêcheur laotien

15 janvier 2012

Plateau des Bolaven : Salavan, Sekong, Attapeu

11 janvier. Nous continuons notre progression vers le Sud du Laos. Tuk tuk après le petit déjeuner pour rejoindre la station de bus, toujours située bien loin du centre pour faire marcher le commerce. Il y a 2 bus qui vont à Salavan, où nous voulons nous rendre. Le premier, à 10h30 passe par Paksé (et donc fait un beau crochet) et le deuxième, sensé être direct, est à 12h30. On prend la 2ème option qui passera finalement par Paksé car des gens ont acheté des billets entre temps… Attendu pour rien donc !

La route est ponctuée de pauses où des gens montent dans le bus pour vendre des brochettes et d’autres gourmandises. On avait chacun pris une rangée de sièges donc on s’est retrouvé chacun avec une laotienne à côté de nous. Celle à côté de moi était super fashion et n’a pas arrêté d’acheter de la bouffe et de me la faire partager tout le long. J’ai cru que j’allais exploser ! Au menu : papaye verte (miam !), des espèces de radis sucrés (re-miam !), du sticky rice (re-re-miam !), de l’écureuil en brochette (pas goûté) et des oeufs fécondés (pas goûté non plus !!!). 5h de bus plus loin et le bide bien rempli, nous arrivons à Paksé. Les quelques farangs qui étaient dans le bus descendent et nous ne nous retrouvons qu’avec des laos pour les dernières 3h de route. La nuit tombe et plus nous avançons, moins il reste de monde dans le bus, on se demande vraiment où on va. Quand soudain, la sentence tombe, le chauffeur nous annonce Salavan, nous ne sommes plus que 8 dans le bus et c’est le dernier arrêt. Il est 21h30 et il fait nuit. On est à 2kms du centre et heureusement il y a une guesthouse juste à côté de la station de bus.

Vendeurs de brochettes dans le bus

Vendeurs de brochettes dans le bus

Le lendemain, on prend un tuk tuk pour le centre. Il nous dépose devant une première guesthouse. Le prix nous paraît cher pour la ville donc je pars à la recherche d’une autre guesthouse dans le coin pendant que Choupi attend avec les sacs. Il y en aura une vraiment très sale à 50 000 kips (5€) et celle du départ à 80 000 kips (8€) que nous réussirons à négocier à 6€.

On pose nos affaires et on part sur le marché local. Les ethnies des villages alentours viennent vendre leurs produits tous les jours dans une ambiance bon enfant. Les mamies se marrent en fumant leurs drôles de cigarettes : feuille de tabac roulée en cône. Ici, on trouve de tout : crapauds, grenouilles, des écureuils, des serpents, des poissons, des rats musqués, des chouettes… Dans une petite épicerie, on trouvera même du pâté HENAFF (clin d’oeil à nos amis bretons). On passe à l’office de tourisme de Salavan mais il nous dit que c’est impossible de louer des scooters par ici. On ne pourra donc pas visiter les chutes d’eau de la région 🙁

Vendeuse de tabac

Vendeuse de tabac

Vendeuse de grenouilles

Vendeuse de grenouilles

Vendeuse de piments

Vendeuse de piments

Vendeuse de papayes

Vendeuse de papayes

13 janvier. Petit déjeuner au café lao plus lait concentré sucré, un des meilleurs cafés de la planète paraît-il. Même moi qui ne suis pas très café le trouve super bon. On retourne sur le marché pour prendre d’autres photos des mamies édentées si jolies.

Vendeuse de bananes

Vendeuse de bananes

Sourire Colgate

Sourire Colgate

Sommeil profond

Sommeil profond

Chapeau viet

Chapeau viet

On retourne à la station de bus pour rejoindre la prochaine destination de notre virée dans le Sud Est du Laos : Sekong. On monte dans un jumbo, sorte de mix entre un tuk tuk et un camion. Le jumbo s’arrête tous les 100m dans les villages et charge différents trucs : sacs de riz, pastèques. Choupi annonce sa première prédiction : on va bientôt charger des cochons si ça continue. Quelques kilomètres plus loin, ils chargent une petite cage en osier avec 3 porcelets dedans. Choupi fait sa deuxième prédiction : «vu comme ils sont attachés, on va bientôt en perdre un 1 !» Au bout de quelques kilomètres, pendant qu’on observait le paysage, on voit quelque chose tomber du toit. Un cochon vient de tomber et hurle comme un porc (normal me direz vous). Les mecs du jumbo sortent et partent le récupérer dans les fossés. Une scène cocasse plus tard et un cochon récupéré et même pas blessé, nous repartons. Les «imagine si» de Choupi sont toujours aussi efficaces !

Jumbo à la bus station

Jumbo à la bus station

On arrive à Sekong en fin d’après midi. On se rapproche du fleuve Sekong où est notre guesthouse. La ville est assez morte et très peu de gens voire personne ne parle anglais ici. On voit rapidement qu’on ne pourra pas louer de scooter non plus ici. On est venu ici pour faire la descente du fleuve Sekong en pirogue donc on descend au fleuve pour voir si on peut trouver un «capitaine» qui nous emmène jusqu’à la prochaine ville située en aval.

Choupi sur la route

Choupi sur la route

Dans notre guide, ils mettaient 40€ par personne pour faire ce trajet. Sachant que le Laos augmente considérablement ses prix depuis quelques années, on s’attend à plus évidemment. Le mec nous propose 1 million de kips pour les deux, soit 50€ chacun. On arrive à négocier mais seulement de 5€. On refuse et on se dit qu’on reviendra demain, il y aura sûrement d’autres personnes et peut être un meilleur prix. Barbecue lao et recherche d’ATM pour finir la journée bien remplie (ou pas) et pour avoir un million en cash pour le lendemain. On a presque l’impression d’être dans un film de mafieux avec une valise pleine de kips 🙂

Le Sékong en fin d'après midi

Le Sékong en fin d’après midi

14 janvier. On se lève tôt pour aller trouver notre piroguier. Ce matin, c’est encore pire que la veille, pas possible de négocier. Un million ferme. On n’a pas le choix, on est venu pour ça donc on accepte. Notre chauffeur va chercher de l’essence pendant qu’on attend en plein soleil. Une fois revenu, il commence à démonter une installation qui servait à passer d’une rive à l’autre, une sorte de maison faite de 2 pirogues. Il installe un tapis au fond de la pirogue et c’est parti pour 7h de descente fluviale. De chaque côté, des montagnes nous entourent et les paysages sublimes se succèdent sous l’oeil hagard des buffles, des habitants de petits villages, des oiseaux et des pêcheurs. Aucun touriste croisé sur la descente contrairement au slow boat du Mékong, c’est particulièrement agréable !

La maison pirogue

La maison pirogue

Vue sur les montagnes

Vue sur les montagnes

Descente du Sékong

Descente du Sékong

Avec notre piroguier

Avec notre piroguier

Ca se couvre...

Ca se couvre…

Reflets

Reflets

Bords du Sékong

Bords du Sékong

Fin du voyage

Fin du voyage

Arrivée à 16h à Attapeu. Notre chauffeur nous dépose dans la décharge du marché… Super sympa de marcher avec les gros sacs dans les détritus. On lui paye la seconde moitié de ce qu’on lui devait et il se volatilise sans qu’on aie le temps de lui dire au revoir. On finit la soirée avec un nouveau barbecue lao, trouvé par hasard, au coin d’une rue. Pour les touristes comme nous qui galérons un peu dans la région faute de parler lao, il est important de savoir comment on dit BBQ lao, ça peut sauver : «Sin Dad». Sinon, vous vous retrouver avec des salades de laitue et de menthe sans sauce avec juste les parties moins nobles du canard comme repas…

A Attapeu, on peut louer des vélos mais on fait rapidement le tour de la ville et on décide de retourner le lendemain pour Paksé. De nouveau 6h de bus avec un peu de pluie (ça faisait longtemps, on ne savait plus que ça existait) et nous voilà à Paksé. Les guesthouses affichent complètes un peu partout. La cinquième sera la bonne ! On fait le night market de la ville puis on mange dans un restaurant. On se fait plaisir en prenant un steack lao. Choupi trouvera un élastique et une chenille dans sa salade… Sympa !

Après avoir rencontré des gens sur notre route et vu comme s’est passé notre boucle en bus local, on pense que c’est mieux de prendre une guesthouse à Paksé et de louer des scooters pour parcourir le plateau de Bolaven et ses alentours. C’est en effet très difficile de trouver des moyens de transport une fois là-bas. Les seuls occidentaux qu’on croisait avaient leur propre véhicule. On ne regrette pas puisqu’on a fait un bon tour de pirogue et un marché «typique» mais on n’a pas pu voir les chutes d’eau perdues dans la jungle. Prochaine et déja dernière étape, les 4000 îles, à la frontière cambodgienne.

10 janvier 2012

De Vientiane à Savannakhet

Scorpion dans la forêt sacrée

Après notre passage par le projet SAELAO de Vang Vieng, nous entamons tranquillement notre descente vers le Sud du Laos en nous dirigeant vers sa capitale, Vientiane. Lever donc assez tôt pour aller attraper le bus local avec Anaïs.

Vang Vieng dans la brume matinale

Vang Vieng dans la brume matinale

5h de bus et un changement de pneus plus tard, nous arrivons à Vientiane, après avoir traversé des paysages remplis de rizières vertes fluo et des petits villages. Nous demandons au bus local de nous arrêter dans la rue principale au moment ou j’ai repéré une guesthouse qui était dans le bouquin. Ici, vous pouvez faire arrêter le bus local où vous le souhaitez, c’est plutôt pratique, même si parfois le bus perd du temps en s’arrêtant tous les 100 mètres, ce qu’un VIP bus ne vous permet pas 🙂

Changement de pneus

Changement de pneus

Midi, coeur de Vientiane, les guesthouses sont assez chères. On s’en tire pour 80 000 kips (8 euros) la nuit et Anaïs prend un dortoir dans une rue adjacente. Une fois les sacs posés (et sécurisés), on se promène dans Vientiane… Pas grand chose à faire si ce n’est quelques wats et leurs fameux champs Elysées avec un arc de triomphe (Patuxai). Sans être chauvin, on est loin des Champs Elysées français !

Arc de triomphe lao : Patuxai

Arc de triomphe lao : Patuxai

On décide donc de partir directement pour Savannakhet le lendemain, Vientiane ne nous ayant pas réellement convaincus. Dernier repas avec Anaïs en guise d’au-revoir, avec un énorme steak lao… Délicieux ! En retournant à la guesthouse, nous avons croisé énormément de mendiants, de ladyboys et de prostituées, ça fait bizarre. On demande pour réserver un bus mais ça s’avère plus pratique de passer par Thakek puis Savannakhet le jour d’après que directement tracer à Savannakhet. On se rabat donc sur Thakek.

Le lendemain, on prend le bus vers 13h. Dans le tuk tuk qui nous emmène à la station de bus, on rencontre un français d’une cinquantaine d’années qui y va aussi. Il vient souvent en Asie et nous dit que Thakek est pas mal pour faire du trekking ou visiter des grottes dans les alentours. A la station de bus, on prend un sandwich fait de vrai pain (héritage des falangs – français). Les baguettes sont trop bonnes !

Boulangerie locale

Boulangerie locale

La falang baguette

La falang baguette

Arrivée de nuit (18h30) à Thakek, le français avait réservé un hôtel assez luxueux, trop cher pour nous. On l’abandonne et on fait donc le tour de la petite ville pour trouver une guesthouse. Il y en a très peu dans le coin. Après une heure de marche, on finit par en trouver une très correcte. On pose les sacs et on se promène dans la ville. On voit rapidement qu’il n’y a pas grand chose à faire si ce n’est partir en scooter faire une grosse boucle pour voir les grottes dont nous a parlé le français. On finit la soirée au restaurant avec un poisson du Mékong qui baigne dans les piments et un poulet gingembre sans plus. Vu que ma tendinite me tire encore, on ne peut de toute façon pas louer de moto donc pas de regrets !

9 janvier. On part donc pour Savannakhet de bonne heure. On en a un peu marre de payer des tuk tuk qui nous coûtent presque aussi cher que 300 kms de bus (hallucinant !) donc on fait le trajet du centre de Thakek à la station de bus à pied sous un soleil de plomb. 4 kms plus tard et le dos en compote, nous arrivons pour réserver le bus. Un peu d’attente jusqu’à midi puis nous montons dans le bus local. En cours de route, je cède ma place à des mamies aux sourires édentés et au bout de 2 heures et quelques pauses «bouffe» (où les locaux montent dans le bus vendre toutes sortes de brochettes, fruits) nous sommes déjà arrivés. Après la bonne marche de ce matin, on décide de prendre un tuk tuk. On lui indique une première guesthouse, il nous dit qu’elle est fermée. Une deuxième, aussi. Il nous dépose devant un hôtel mais on refuse d’y aller. On lui dit de quand même aller à la deuxième pour voir de nos propres yeux qu’elle est fermée et que ce n’est pas une arnaque. Effectivement, elle est bien fermée… On descend donc là et on rejoint à pied la dernière guesthouse qui était marquée dans notre guide. Un français d’origine lao nous la conseille également sur le chemin.

On passe vite fait au centre d’informations de la ville pour récupérer un plan et quelques prospectus des sites à faire dans le coin. Savannakhet a vraiment le charme du passé avec ses nombreuses demeures construites par les français et sa petite place rectangulaire typique. On pourrait presque se croire dans un petit village du Sud-Ouest de la France si les menus des boui-boui n’étaient pas écrits en lao 🙂

L'ancien cinéma

L’ancien cinéma

L'église de Savannakhet

L’église de Savannakhet

Petite place du village

Petite place du village

Vieux murs de la ville

Vieux murs de la ville

On finit la soirée avec un BBQ lao (Sin Dad en lao) au bord du Mékong. On a même la chance d’assister à un feu d’artifice tiré depuis la Thaïlande 🙂

Feu d'artifice thaï sur le Mékong

Feu d’artifice thaï sur le Mékong

Lever 8h le lendemain pour profiter de la journée. Bonne douche bien froide et c’est parti pour une journée vélo ! Tout le long de la route, tous les lao nous disent bonjour en lançant de grands «sa bai dee», c’est toujours amusant. Les paysages se suivent mais ne se ressemblent pas : rizières, lacs, water buffalo qui broutent paisiblement, villages isolés, joueurs de pétanque et maisons sur pilotis. On s’arrête le midi au Bungva Lake pour manger dans de petites huttes sur pilotis. C’est si sauvage par ici… On distribue quelques ballons dans les villages où les enfants sont ravis de voir des «falangs».

Rizières fluos

Rizières fluos

Huttes pour pique niquer

Huttes pour pique niquer

Village de Ban Phonsim

Village de Ban Phonsim

Distribution de ballons !

Distribution de ballons !

Passage devant le That Ing Hang, un des plus hauts lieux sacrés pour les laos puis direction le village de Ban Phonsim, que nous atteindrons après quelques kilomètres sur une piste rouge bien poussiéreuse.

Wat de campagne

Wat de campagne

Piste poussiéreuse

Piste poussiéreuse

Sourires d'enfants laotiens

Sourires d’enfants laotiens

Coucher de soleil sur le lac

Coucher de soleil sur le lac

Bungva Lake

Bungva Lake

Joueurs de pétanque

Joueurs de pétanque

Water buffalo

Water buffalo

Champs à perte de vue

Champs à perte de vue

Après le petit village, nous nous enfonçons dans la forêt sacrée de Dong Natad pour tenter de trouver le lac Nong Lom mais impossible de le trouver. Comme il fait déjà presque nuit et que nous sommes à 15 bornes de Savannakhet centre, on se met en route pour le chemin retour. On croise un scorpion noir de la taille de ma main en sortant de la forêt, heureusement pas très féroce.

Scorpion dans la forêt sacrée

Scorpion dans la forêt sacrée

Nous rentrons de nuit avec les vélos. Choupi a déraillé deux fois mais heureusement à chaque fois, un lao est venu à notre secours. Leurs vélos, sans tournevis, c’est très compliqué 🙁

Bon petit tour de vélo d’un peu plus de 40 kilomètres, ça décrasse ! On finit la soirée par un Hot Pot (Sin Jum en lao) au bord du Mékong. C’est les mêmes aliments que pour le BBQ sauf qu’au lieu de les faire griller, on les plonge dans un bouillon.

On quittera la guesthouse et son «chien-abeille» le lendemain pour rejoindre le plateau de Bolaven. il n’y a apparemment pas que les thaïs qui aiment «décorer» leurs chiens !

Maya l'abeille

Maya l’abeille