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Nous laissons le Vietnam derrière nous pour rejoindre l’Indonésie, notre prochaine destination. Première étape, les îles Gili, réputées pour leurs eaux turquoises, leurs spots de plongée ainsi que les soirées agitées. Nous optons pour la plus grosse des îles, Gili Trawangan. Sachez qu’il est très facile de rejoindre les 2 autres îles (Meno et Air) : seulement 5 minutes de bateau séparent chaque île. C’est parti !

3 mars. Nous sommes encore à Hanoi. Lever 4h du matin pour rejoindre les navettes Vietnam Airlines qui doivent partir aux alentours de 6h. Le trajet se fera sous la pluie, avec les gros sacs et un bon froid de canard. Bref, un bon moment comme on les aime. On marche vite, on arrive à 5h, on finit notre nuit dans la navette en attendant le départ. Arrivée à 7h à l’aéroport. On prend un petit déjeuner avec la monnaie qu’il nous restait, l’équivalent de 16$ en dongs. Je demande à la serveuse si il y a une taxe à ajouter par rapport au prix affiché, elle me dit que non. On calcule donc au plus juste ce qu’on va prendre pour ne pas trop garder de dongs. On est servi et au moment de l’addition, une taxe qu’on n’avait pas eue du voyage vient s’ajouter à la facture. Il nous manque donc l’équivalent de 1,6$ au final. Après 10 minutes à pleurnicher, le gérant nous laisse quand même partir sans nous faire payer cette modique somme en carte bancaire ou en allant retirer des dongs à nouveau.

Ensuite, aucun problème à signaler, nous embarquons à 8h30 et décollons à 9h comme prévu. Arrivée à Kuala Lumpur à 13h15. Il fait chaud et très moite, ça fait un électrochoc avec la pluie vietnamienne et le froid de ces derniers jours. On récupère les bagages et on les réenregistre pour le prochain vol qui est à 18h30. Nous arriverons à Bali à 22h. Quelques jours auparavant, j’avais réservé sur le site d’un hôtel une chambre pour ne pas avoir à courir en arrivant après cette longue journée. En plus, la plupart des hôtels proposent un pick-up à l’aéroport ce qui nous évitait le taxi. Seulement voilà, notre bonne étoile fit encore des siennes 🙂 En sortant de l’aéroport, plein de taximen des différents hôtels mais aucun mec avec une pancarte de l’hôtel réservé. Il pleut des trombes d’eau. Très bien, on prend un taxi prépayé depuis l’aéroport. Il nous lâche en plein Kuta en nous disant que sa voiture ne peut pas passer dans les petites rues où se trouve l’hôtel et qu’il y a uniquement 100 mètres à faire. On descend, et même avec les capes de pluie on est trempés direct… Hé oui, on est à la fin de la saison des pluies ici et ça ne rigole pas ! Après 1 kilomètre de marche en passant devant tous les bars de la rue principale (où les gens sont à moitié bourrés, où la prostitution est à ciel ouvert et où la musique est réellement trop forte !), nous arrivons à l’hôtel que j’avais réservé. Le gérant commence à nous embrouiller et nous dit qu’il n’a pas de réservation de notre part même si il a bien reçu mes mails. Il me montre quand même une chambre, sa dernière, où 2 cafards me souhaitent la bienvenue. On n’insiste pas, on prend nos affaires et on part à la recherche d’une autre guesthouse ! Il est minuit, il pleut toujours, bienvenue en Indonésie 😀 Après deux ou trois échecs, on trouvera un homestay (terme générique ici pour dire guesthouse) pas trop mal avec petit déjeuner compris et des jeunes gérants hyper sympa pour 140 000 roupiahs (un peu moins de 12 euros), ce qui est bien pour ce quartier de Bali. En nous voyant en détresse, on nous a quand même proposé des prix du style 35 euros pour une chambre minable. Vivement demain !

4 mars. Petit déjeuner et discussion avec les gérants. On leur dit qu’on est juste de passage et qu’on veut aller sur les îles Gili au plus vite, car Kuta représente tout ce qu’on ne veut pas faire. Pick-up à 10h pour faire une heure de route et rejoindre le port de Padang Bai où nous prendrons le bateau qui nous emmènera sur les îles. Premier repas indonésien en attendant le bateau, poisson super bon et milkshake banane à tomber par terre :p Fast boat jusqu’à Gili Trawangan, on arrive sous une petite pluie. On commence notre chasse au homestay et tous les homestay qui donnent sur la plage sont un peu chers par rapport à notre budget et pas forcément mieux que ceux dans le village. On s’éloigne donc et on trouve un homestay sympa avec petit déjeuner inclus, ce qui se fait beaucoup ici et ce qui n’est pas négligeable au final dans le budget 🙂

Benchmark de tous les clubs de plongée de l’île pour savoir avec qui je plongerai les jours suivants. On réserve également pour le lendemain un snorkeling trip pour qu’une fois, Choupi et moi allions faire du palme masque tuba ensemble. Dîner sur la plage pour finir la journée, c’est bon le rythme des îles. Ici, les locaux se mêlent aux touristes et c’est plutôt sympa !

5 mars. Journée snorkeling avec une petite pluie. On fait trois spots de plongée et on voit vraiment beaucoup de poissons plus les fameuses tortues tant attendues. Il y a deux variétés : les Hawksbill et les tortues vertes. Elles sont trop mignonnes quand elles nagent dans le grand bleu ^_^ Si vous n’avez pas envie de vous mouiller mais que vous voulez voir des tortues, vous pouvez aller les voir au centre de conservation des tortues, Gili ayant un programme assez rigoureux sur la protection de la vie sous marine. Pour votre première plongée, il vous faudra d’ailleurs payer une taxe qui sert à entretenir ce projet.

Baignade sur les différentes plages de l’île. Pas mal de bernard l’hermite et de crabes courent sur le sable. J’en profite pour me faire pincer par l’un d’entre eux. Puis, en allant vers le bout de l’île, on rencontre Sean, le canadien avec qui on avait passé quelques jours au Laos lors de notre passage au projet SAELAO. Le hasard de la vie, on ne s’était pas parlé de notre itinéraire et voilà qu’on tombe l’un sur l’autre, au beau milieu de nulle part 🙂 On en profite pour se faire un petit repas ensemble, comme au bon vieux temps dirons nous ! En rentrant chez nous, on discute avec le gérant et un de ses potes qui vient de pêcher 2 énormes poulpes et un homard.

6 mars. Première plongée indonésienne à 9h sur Shark Point avec le club Manta Dive, que je recommande. Un de leurs points forts, c’est qu’il y a plus de moniteurs locaux que de kékés occidentaux. En plus, j’ai un moniteur pour moi tout seul et il me montre tout. Pas de requin, mais 5 tortues et des centaines de poissons, jamais vu autant, ça promet ! Poissons scorpion, perroquets à bosse, poissons coffre, poissons trompette, poissons clowns, nudibranches, raies pastenagues, et des coraux aux couleurs et aux formes hallucinantes 🙂

Deuxième plongée à 14h. Choupi vient sur le bateau pour faire du snorkeling. Chose rare, elle a le droit à un guide pour elle toute seule. Les moniteurs ne font que de se marrer, l’ambiance est vraiment super détendue. Durant sa baignade, Choupi verra un serpent noir et blanc, un des plus venimeux qu’on peut croiser par ici. En remontant sur le bateau, elle s’ouvre à peine le genou et tous les moniteurs sont à ses petits soins. Encore une superbe plongée pour moi, de plus d’une heure ! Ici, la plongée c’est vraiment plaisir et moins business qu’en Thaïlande. On finit l’après midi dans la piscine du club de plongée.

7 mars. Balade sur l’île après matinée pluvieuse. Jus de noix de coco sur la plage puis snorkeling au large. Encore des tortues et plein de poissons perroquets de toutes les couleurs. Je finis la journée avec ma première plongée de nuit : excellente ! Toute la faune qu’on ne voit pas de jour est de sortie 🙂 Crevettes, crabes, danseuses espagnoles (espèce de nudibranches), araignées, poissons scorpion de toutes les tailles, anguille, poissons coffre. Mon moniteur de plongée, Iwan, nous propose de nous montrer Senaru le lendemain. C’est un village au nord de Lombok, avec quelques cascades. On accepte, ça nous fera un court aperçu de Lombok avant de rejoindre Bali.

Dîner sur le night market avec un poisson au BBQ, miam !

8 mars. Debout 6h pour aller prendre le public boat qui nous emmène sur Lombok. Départ à 6h30. C’est le bon plan, on est qu’avec les locaux et le tarif est donc divisé par dix comparé au ferry ou au speed boat. Il pleut bien aujourd’hui, décidément on n’a jamais de chance sur les îles… Et en plus, Iwan ne sera pas au rendez-vous. Maintenant qu’on est là, on veut quand même aller à Senaru pour voir une cascade. On accepte donc de payer assez cher (même si on divise le prix annoncé par deux…) une voiture privée plutôt que de prendre un scooter sous la pluie battante. Arrivés à Senaru, on nous dirige vers le bureau des guides qui nous annonce qu’il faut un guide pour aller voir les deux chutes et que pour la première, c’est 10 euros par personne et pour les deux, c’est 15 euros par personne. On avait lu dans le guide que la première se faisait très facilement, on décide d’y aller seuls et bien nous en a pris ! Le sentier est bétonné et il y a juste à descendre une cinquantaine de marches pour arriver à la cascade qui heureusement est super belle, malgré les torrents qui s’abattent sur nous.

La deuxième n’est pas du tout indiquée donc on remonte. Les mecs de la voiture privée veulent partir mais on les fait attendre pour manger un morceau dans le boui-boui à côté du bureau des guides. Puis on rentre au port de Lombok. Arrivés là bas, encore une petite embrouille sur les billets de bateau avec la pseudo agence chez qui on avait pris la voiture privée. Journée arnaque, on nous avait pourtant prévenu sur les indonésiens aux abords des lieux touristiques 🙂

On retourne sur Gili où je me fais raser la tête dans un mini salon de coiffure / boutique de souvenirs. En rentrant à la guesthouse, le propriétaire, Juno, nous fera une confession sur sa vie antérieure. Quelques années auparavant, c’était apparemment un des gros bonnets du trafic de drogue sur l’île.

Pas beaucoup de photos pour cet épisode, car on a passé la majeure partie du temps sous l’eau 🙂

Pour résumer, certains nous avaient dit que Trawangan était très bruyante mais en basse saison, c’est hyper calme. On cherche les autres touristes certains soirs et les petites fêtes organisées par les bars ou les clubs de plongée ne regroupent qu’une cinquantaine de personnes au maximum, bref, pas de quoi fouetter un chat ! Ici, le poisson est délicieux et vraiment pas cher, vous pouvez vous faire un steak de thon pour 4 euros. Tous les locaux circulent en vélos customisés et les touristes fainéants se déplacent en calèche. Aucune voiture ne circule sur les îles et on se douche à l’eau de mer. Comme sur la plupart des îles traversées, pas mal de locaux tenteront de vous vendre des champignons.

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Vos commentaires
Bob
22 mai 2012 à 03:11 Répondre

Ah la prochaine fois on avait pas le temps en 5 jours de voit gilli merci de me faire visiter

Choupi et Tibal
22 mai 2012 à 09:30

C’est un plaisir 🙂 Je vous le conseille pour la prochaine fois, surtout si vous aimez la plongée !

22 mai 2012 à 07:22 Répondre

ah le plaisir de te lire de nouveau, bon moi c sur gilli air que j’étais allée et là grosse déception des plages où tronaient qu’arbres morts, coraux morts pas de sable ou presque quand à marée basse impossible de se baigner à cause des rochers. j’aurais du aller sur trawangan pour le snorkeling. En tous cas je ce que je n’ai pas aimé de bali c’est justement le côté arnaque tjs passer son temps à essayer de ne pas se faire gruger 🙁 vous avez pris le speed boat de bali à gilli et le retour en ferry nettement moins cher
pas de chance avec la météo m…. alors

Choupi et Tibal
22 mai 2012 à 09:37

On est toujours bien vivants et on continue l’écriture du blog mais avec la reprise du travail c’est pas évident de tenir le rythme 🙂
Gili, c’est réputé avant tout pour son snorkeling et ses plongées magnifiques… Les plages et la bronzette, c’est au second plan, voire pas du tout, vu les minces plages 😉
Pour la météo ça nous a pas dérangé vu qu’on était tous les jours dans l’eau ou presque

28 mai 2012 à 18:17 Répondre

C’est clair que 50 personnes c’est pas énorme car j’y étais en mai après la saison des pluies et à chaque soirée il y avait plus de 200 personnes! Ce qui est sympa sur cette île, c’est qu’il n’y a pas de circulation de moto, il faut plus faire attention au vélo et au cheval!

Choupi et Tibal
28 mai 2012 à 20:14

Oui, les calèches vont vite et font pas tout le temps attention 🙂
Merci pour votre commentaire et à bientôt !

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