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6 février 2012

Lear heuy Kampuchea

Traduisez par : « Au revoir Cambodge »

Comme on est resté que 15 jours au Cambodge,on a vraiment eu l’impression de le «survoler». Cependant, c’est largement suffisant pour admirer les légendaires temples d’Angkor (ce pourquoi la majorité des gens viennent) et faire une petite immersion dans ce pays chargé d’histoire.

Nous ne sommes passés que par les grandes villes touristiques du pays, ce qui nous a moins donné l’occasion et le temps de vraiment rencontrer les Cambodgiens.

Et toi tu marches sur les mains ?

Et toi tu marches sur les mains ?

Ce que nous retiendrons du Cambodge, entre autres :

– pays au passé difficile, entre les guerres de ces voisins qui ont débordées et l’époque «Khmers rouges»
– la beauté et la grandeur des temples d’Angkor
– des gens au grand coeur, toujours le sourire aux lèvres
– une campagne superbe, surtout dans les environs de Kampot
– des îles paradisiaques encore vierges (plus pour longtemps avec les investisseurs russes)
– jolis fonds marins avec des coraux de toute sorte
– beaucoup de gens dans la rue en pyjama
– les jeunes jouent souvent au volley
– les mamies ont souvent le crâne rasé et portent le krama (foulard traditionnel)
– on peut manger de la mygale grillée au caramel
– on peut également manger du serpent frit
– les hommes adorent relever leur tee shirt et dévoiler une partie de leur bidon
– beaucoup d’enfants sont tout nus
– pas mal de faux orphelinats
– le tourisme sexuel est dénoncé un peu partout dans le pays via de grandes affiches, des stickers, des flyers, etc
– beaucoup de bars de filles de petite vertu à Sihanoukville et Phnom Penh
– beaucoup de moto taxi à la place des tuk tuk
– la déforestation est inquiétante dans certaines régions
– le plat cambodgien qu’on a adoré : le boeuf lok lak, sorte de boeuf en sauce savamment relevé
– les rues ne sont pas toujours très propres, beaucoup de déchets jonchent le sol
– les free pick up des hôtels sont toujours en retard et nous ont donné des bonnes sueurs froides pour nous emmener prendre le bus local
– la plupart des Cambodgiens mettent des gilets de sauvetage pour se baigner
– le parc national du Bokor : à éviter absolument !

Pyjamas fleuris

Pyjamas fleuris

Crevettes séchées

Crevettes séchées

Quelques anecdotes en vrac :

– en arrivant à Banlung avec chacun une moto taxi, on a failli se perdre
– on a crevé un pneu de scooter à Banlung en plein milieu de la campagne
– on a failli se faire écraser par un énorme 4×4 lors du nouvel an chinois
– un vietnamien mécano a fait une clé de scooter en 5 minutes pour aider Joël et Annick
– on s’est baigné plusieurs fois tout habillés, dans les cascades notamment
– on s’est fait virer par les équipes de tournage de Koh Lanta 2012
– on a fait du scooter à 3 sur le même
– Choupi a fait une belle gamelle au marché aux crabes de Kep
– Choupi s’est fait mal aux tympans en sautant dans l’eau depuis un ponton
– Choupi s’est fait piqué par de drôles de mouches
– on a failli tomber du scooter à cause d’un mec tout bourré qui nous a serré dans ses bras
– parfois quand je demandais l’addition, on me ramenait une bière («bill» versus «beer»)
– je me suis pris un bon coup de soleil sur tout le dos en restant sur la plage
– 2 tuktuk nous ont posé un lapin pour les temples d’Angkor
– on a croisé 1 mec de Belfort et 2 filles de Besançon le même jour

Plantes de mangrove

Plantes de mangrove

Petit point sur notre géolocalisation à l’instant «t». Nous rentrons de la Baie d’Halong, où nous avons passé 2 jours/1 nuit avec mes parents et ma soeur. Ils descendent désormais vers le Sud et nous attendons à Hanoi pour prendre notre avion le 3 mars. Changement complet de décor pour notre avant dernier pays : direction l’Indonésie cette fois 🙂 Atterrissage à Bali et direction Lombok immédiatement. Au programme, plongée, snorkeling, volcans et jungle !

Un gros bisou à tous ceux qui nous envoient des messages ou des commentaires, vous êtes nombreux à nous suivre !

Statue à Kampong Trach

Statue à Kampong Trach

Séance de rattrapage ou récapitulatif de nos articles cambodgiens

Au coeur du Ratanakiri : Banlung et ses cascades
Phnom Penh, capitale du Cambodge
Siem Reap et les temples d’Angkor
Littoral cambodgien : Sihanoukville, Kampot et Kep

Voir nos photos du Cambodge

4 février 2012

Littoral cambodgien : Sihanoukville, Kampot et Kep

30 janvier. Babaille les temples d’Angkor, nous voici partis pour le Sud du Cambodge ! On prend le bus pour Phnom Penh à 7h et on retrouve la capitale aux alentours de 14h. On négocie pour qu’un tuk-tuk nous emmène jusqu’à l’ambassade vietnamienne et nous ramène à la station de bus où on vient de s’arrêter. Nos passeports sont bien là, comme prévu, et avec le précieux sésame vietnamien ! Yippi !

On retourne donc à la station de bus et on réserve dans la foulée les billets de train pour notre première destination, Sihanoukville. Beaucoup de gens nous ont dit que c’était pas terrible, mais on a quand même envie de voir ça de nos propres yeux. De toute façon, on ne peut pas entrer au Vietnam avant le 7 février, donc faut bien s’occuper 🙂 On a deux heures d’attente avant de monter dans le bus, on les passe à explorer un grand centre commercial et on se pose pour manger tranquillement, au 5ème étage, avec une belle vue.

Le bus démarre à 16h30 et à 21h, nous arrivons dans le centre de Sihanoukville. On demande à un tuk tuk de nous emmener à la guesthouse qu’on avait choisie sur Victory Hill. Il nous demande 20$. On lui fait comprendre que nous «ne sommes pas des jambons» et on s’en tire pour 3$. Notre guidebook indique que nous sommes dans le quartier des bars «girlie» (comprenez bars à prostiputes) mais on s’en sort bien, nous sommes situés en bas de la rue donc pas de bruit.

31 janvier. On prend chacun nos 2 jambes et on décide de marcher jusqu’aux plages de Sihanoukville. On est assez loin des plages principales bien qu’on en aie une juste en bas de la guesthouse, à 5 minutes à pied, Victory Beach. On y passe mais on ne s’y baigne pas. On continue le long de la côte, c’est assez poubellesque, avec des détritus un peu partout. On continue avec Hawaii Beach. Même si le nom est évocateur, l’endroit ne vaut pas le coup, situé juste à côté d’un nouveau pont qui relie Sihanoukville à l’île la plus proche. La côte s’arrête là, on ne peut plus continuer sans se mouiller. On remonte donc sur la route et là on se fait interpeller par des Russes qui nous demandent ce qu’on fait là. On leur dit qu’on vient de la plage mais ils nous disent aussitôt de déguerpir fissa. Ils étaient en train de préparer l’inauguration du pont qui devait avoir lieu ces jours ci.

Après quelques kilomètres sur la route, on arrive enfin sur une plage au paysage idyllique. Son nom : Independance Beach, juste à côté de l’hôtel du même nom. On se baigne et on mange un morceau sur la plage. On continue pour trouver LA plage la plus connue de la ville. On se fait de nouveau virer en suivant la côte. Cette fois-ci, c’est par l’équipe de Denis Brogniart de Koh Lanta. Un pauvre assistant français nous a viré en nous parlant anglais de manière détestable puis il nous a reconduit sur la route. Koh Lanta 2012 sera donc tourné au Cambodge. Après avoir discuté avec des locaux, ils nous ont raconté que les équipes se sont installés comme des pachas sur l’île de Koh Kong, sans prévenir les pêcheurs qui allaient habituellement dans ce coin, ce qui leur a fait perdre une bonne partie de leur salaire. Mais bon, la télé réalité est ce qu’elle est…

On arrive pour la fin d’après midi dans le quartier de Serendipity, le quartier qui bouge. La plage est longue et agréable, avec plein plein plein de bars et de restaurants tout le long. On fait un benchmark rapide des clubs de plongée et notre choix se porte sur l’équipe de Frogman, club tenu par des Français bien sympa. Rendez-vous est pris pour le lendemain. Pour finir la journée, on s’installe tranquillement face à la mer, les pieds dans le sable, pour manger un BBQ accompagné d’une petite mousse. Cambodian way of life 🙂

Serendipity Beach

Serendipity Beach

Pour rentrer, on prend un seul moto taxi. Trois dessus, ça tient mais c’est pas terrible pour les jambes. Sans cale pied, crampes assurées ! Le chauffeur nous fait passer par le quartier «chaud», c’est vraiment que des gros porcs de 50-60 ans avec des minettes qui en ont à peine 20…

1er février. Journée plongée. Départ depuis le petit embarcadère juste en bas de chez nous à 10h. Le bateau a 3 étages, certaines personnes viennent pour le snorkeling, d’autres pour se balader sur les îles et je serai seul à plonger avec Eric, le gérant du club de plongée, et Manu, un de ses élèves PADI (qui au passage a exactement le même rire et la même voix que Poulouk :)). On plongera sur les sites de Ko Tas puis Koh Rong Samlom. Ici, pas de grosse faune mais beaucoup beaucoup de coraux en parfait état et d’une grande diversité, ainsi que des centaines de petits poissons multicolores.

Ca fait toujours plaisir, surtout quand il fait beau ! Pendant que je plonge, le bateau s’est arrêté dans la baie de Saracen, où l’eau est turquoise et le sable fin. Choupi ira faire une mini balade dans la jungle et la mangrove avoisinante avec de l’eau jusqu’au cou et le sac à dos sur la tête 🙂 . Le retour sur Sihanoukville sera bien animé avec des free shots et des bières.

Tibal dans son élément

Tibal dans son élément

Plage de Saracen Bay

Plage de Saracen Bay

2 février. Journée farniente au bord de la plage, à se relaxer, tout simplement. Bref, rien de bien passionnant pour aujourd’hui 🙂 On passe en fin d’après midi au club de plongée récupérer les vidéos prises la veille et faire un petit coucou puis on retourne sur la plage pour un BBQ dans un autre restaurant. Ah la routine…

En résumé, Sihanoukville, c’est beaucoup d’investisseurs qui construisent des ponts, des casinos, des hôtels, etc. En soi, la ville n’a vraiment rien de terrible. Ce sont les îles alentours qui méritent le détour pour de la farniente ou de la plongée.

3 février. On part rejoindre Kampot, petite bourgade plus à l’Est située à côté d’une rivière, connue principalement pour son poivre, délicieux. On arrive dans une guesthouse. Le gérant nous donne les clés d’une chambre. Revient 10 minutes après et nous dit qu’en fait elle était réservée et qu’il faut changer. Il nous met dans une autre beaucoup plus petite et sans salle de bains à l’intérieur. On se réinstalle. 10 minutes passent et il vient nous voir pour nous dire que des personnes sont parties et qu’on peut prendre leur place quand la chambre sera propre… 3 chambres en 30 minutes, pas mal ! On loue ensuite des vélos pour faire un bref tour de la ville. On passe à l’Office de Tourisme pour prendre des plans et se renseigner sur ce qu’on va faire demain mais le bureau est très pauvre en informations. On finit la journée en mangeant une soupe cambodgienne (Khorko soup) succulente.

4 février. Cette fois, on loue un scooter pour aller dans le parc national du Bokor, un parc dont on nous avait parlé situé à 40kms de Kampot. Ce parc est situé dans la montagne et était une station de montagne pour les colons français. On commence la montée et on voit que la route est en parfait état alors qu’on nous avait parlé d’une route «fantôme». Beaucoup d’arbres ont été abattus. On arrive au sommet et on découvre avec joie qu’ils construisent un énorme hôtel et un casino. La société Sokimex a investi plusieurs millions de dollars pour louer le site sur 100 ans et en faire un vaste complexe touristique. Adieu l’endroit mystérieux des brochures touristiques donc 🙁 On montait pour voir le Royal Palace Hotel, un ancien palace/casino construit par les Français mais on se retrouve devant un bâtiment en rénovation et qui ne peut être visité. Les autres bâtiments qui subsistent (maisons ou église) sont squattés par des familles de Cambodgiens donc on ne peut même pas entrer. Quant à la vue qui paraît il est magnifique sur le golfe de Thaïlande, la brume accrochée aux flancs de montagne ne se décide pas à s’en aller. Bonnnnnn, pas terrible cet endroit ! On pousse jusqu’à une cascade qui s’avérera être un filet d’eau, saison sèche oblige. On redescend sur Kampot, déçus par cette étape.

Eglise à l'abandon

Eglise à l’abandon

Porteuse de bidons

Porteuse de bidons

Royal Palace Hotel

Royal Palace Hotel

Maison en ruines

Maison en ruines

Pour se remotiver, on va boire un fruit shake aux Manguiers, une adresse conseillée par Jean Marc mais qui n’avait plus de place dans nos prix et aux dates demandées. L’endroit est magique, à côté de la rivière, avec une grande propriété et des maisons traditionnelles khmères. N’hésitez pas si vous passez par là !

Le Bokor

Le Bokor

5 février. On reloue un scooter et c’est parti cette fois pour la troisième ville du littoral cambodgien, Kep ou Kep sur Mer pour les intimes, connue pour ces crabes. On s’arrête au traditionnel marché aux crabes où les crabes se négocient à la pièce ou en gros. Choupi en profite pour s’étaler sur les marches glissantes mais rien de grave heureusement. Une mamie a aidé Choupi à se relever et a réparé sa claquette. On mange dans un petit boui-boui face à la mer. Au menu, crabes au poivre de Kampot pour Choupi et poisson au poivre de Kampot pour moi. Un régal !

Campagne de Kampot

Campagne de Kampot

Petite cambodgienne

Petite cambodgienne

Taxi collectif

Taxi collectif

Yatahhhh

Yatahhhh

Après s’être bien rassasiés, on reprend notre fidèle engin qui perd de l’essence ou consomme plus que de raison, et on part vers Kampong Trach, une des dernières «grosses» villes avant la frontière vietnamienne. Ici se trouvent des formations karstiques semblables à la Baie d’Halong. Deux petites cambodgiennes de 14 ans nous font la visite des grottes et des falaises dans un anglais impeccable. En saison humide, les grottes sont inondées et les habitants viennent jouer dedans. En saison sèche, au moment où l’on passe, on peut visiter les grottes et les nombreux recoins à pied.

Jetée de Kep sur Mer

Jetée de Kep sur Mer

Crabe de Kep

Crabe de Kep

Paniers de crabes

Paniers de crabes

Pêcheurs à Kep

Pêcheurs à Kep

La campagne autour de Kampot est vraiment celle des images qu’on se faisait du Cambodge avant de venir. Des gens souriants, des gamins qui jouent, des rizières et des palmiers un peu partout. On est loin des hauts lieux touristiques avec lesquels on a eu un peu plus de mal ces derniers temps 🙂

Salines de Kep

Salines de Kep

Kampong Trach

Kampong Trach

Pains de sucre

Pains de sucre

Grottes à Kampong Trach

Grottes à Kampong Trach

6 février. On se repose tranquillement dans le jardin de la guesthouse pour planifier ce qu’on va faire au Vietnam. Déjeuner dans un café associatif qui s’occupe de réinsérer les sourds et malentendants et qui fait des plats à tomber.

Miam @ Epicarts café

Miam @ Epicarts café

Miam miam @ Epicarts café

Miam miam @ Epicarts café

Achat de nouveaux bouquins pour la route et des tickets de bus pour le lendemain. Demain, nous changeons déjà de pays, on a vraiment survolé le Cambodge mais le Vietnam nous attend ! A très vite.

29 janvier 2012

Siem Reap et les temples d’Angkor

7h de bus séparent Phnom Penh de Siem Reap. Les paysages sont bien plats et pas grand chose à voir sur la route, tant pis ! Les heures paraissent assez longues mais on arrive quand même à destination à l’heure prévue. Il fait déjà nuit, un tuk tuk nous emmène où Jim nous avait conseillé d’aller (guesthouse avec piscine et jacuzzi) mais c’est complet, pour changer 🙂 On se rabat sur une autre guesthouse. Le mec me fait visiter la chambre et me dit 15$, on l’aura à 10 finalement après une très brève négociation. On fait un petit tour de quartier, il y a un magasin de fripes japonaises. Je m’achète 5 peluches pour 1$, elles sont importées du Japon ou de Corée, et sont trop «cute» !

Statue de Shiva - Angkor Wat

Statue de Shiva – Angkor Wat

28 janvier. Siem Reap est connu évidemment pour ses temples d’Angkor mais aussi pour le grand lac qui se trouve au Sud de la ville et occupe une bonne partie du Cambodge, le Tonlé Sap. On avait lu qu’on pouvait faire une visite d’un village flottant dans le coin. C’est donc parti avec un tuk tuk qu’on «loue» à la demi journée. Arrivés là bas, il faut payer chacun 2$ pour entrer sur le site. OK. Puis on se retrouve obligé de prendre un bateau pour faire le tour… 20$ chacun ! OK, ça commence à faire beaucoup pour un simple village flottant. Une fois nos billets payés, on nous fait monter dans un bateau juste les deux. C’est parti pour le tour du village qui ressemble plus à un zoo humain qu’à un vrai village. Nos 2 guides, 2 gamins, se contredisent quand on leur demande des renseignements sur ce village et les gens qui y habitent. Ils nous arrêtent dans une ferme aux crocodiles, située dans les cales d’un bateau. A l’intérieur, des gamins de 3-4 ans demandent de l’argent pour être pris en photo avec des énormes pythons autour du cou… Bref, on fait pas long feu là bas, le bateau nous ramène sur la rive et on demande au tuk-tuk de nous ramener au centre ville. Si vous allez à Siem Reap, on vous déconseille fortement d’y aller !

Eglise sur l'eau

Eglise sur l’eau

Village flottant

Village flottant

Supermarché flottant

Supermarché flottant

Enfants au bord du Tonlé Sap

Enfants au Tonlé Sap

Sur la route, on lui demande de nous arrêter aux guichets d’Angkor pour déjà acheter les billets pour le lendemain. Il est 14h. A Angkor, si vous achetez le billet la veille, vous pouvez déjà aller faire le coucher de soleil le jour précédant votre visite, plutôt sympa surtout quand on connaît le prix des billets : 20$ la journée ou 40$ les 3 jours (ce qu’on a pris pour profiter un max). Comme on avait trouvé qu’on avait payé assez cher le tuk-tuk, on lui demande si il peut repasser nous prendre ce soir pour nous emmener au coucher de soleil. Il nous dit pas de problème, il passera à la guesthouse à 16h.

On attend, on attend, mais il ne viendra pas. L’ayant déjà payé pour le tour du matin, on se rappelle qu’on est pas chez les Bisounours et qu’il aurait fallu le payer à la fin de la journée si on avait voulu qu’il nous emmène là bas. Pas de coucher de soleil donc…

On se promène dans le grand marché aux souvenirs de la ville pour passer le temps et on trouve un autre conducteur qui veut bien nous emmener faire le tour des temples demain à la journée, pour un prix correct, après plusieurs négociations. On lui donne donc rendez-vous à 7h30 à l’hôtel.

29 janvier. On se lève tôt puis on attend notre driver. 5mn, 10mn, 30mn…toujours pas là. On se dit qu’il a trouvé un autre couple qui le payait plus grassement 🙁 Un tuk-tuk est devant l’hôtel, on lui demande combien il prend pour faire les temples sur la journée. Évidemment, il est plus cher, mais on n’a pas envie de rater une deuxième fois les temples, donc on accepte !

On part donc à 8h pour faire la «petite boucle» des temples d’Angkor avec les temples qu’on avait repérés la veille. Le site est immense, c’est impossible de tout faire sur une journée surtout que certains temples sont à plusieurs dizaines de kilomètres des principaux. Le jour est levé, mais une épaisse grisaille nous accompagne, comme pour le Taj Mahal. Au moins, il ne fera pas trop chaud mais pour les photos, c’est pas ça 🙁 Petit inconvénient, on tombe en pleines vacances chinoises. Des cars commencent à vider leurs touristes sur le site, tranquillement mais sûrement.

On commence par Angkor Wat, un des plus connus si ce n’est le plus connu. Une grande partie de la façade est en rénovation avec de belles bâches vertes. On entre dedans et là, la magie opère. Malgré le nombre de touristes présents, on peut quand même se trouver des petits coins tranquilles pour flâner et observer les différentes sculptures et fresques. C’est impressionnant le niveau de détails et le gigantisme du site !

Détail d'Angkor Wat

Détail d’Angkor Wat

Angkor par grisaille

Angkor par grisaille

Angkor Wat envahi

Angkor Wat envahi

Détail d'Angkor Wat

Détail d’Angkor Wat

On continue avec le complexe d’Angkor Thom et son célèbre temple de Bayon (pas de blague sur le jambon svp), qui affiche fièrement les têtes des différents rois ayant régné sur la région quelques siècles auparavant.

Angkor Thom - Bayon

Angkor Thom – Bayon

Angkor Thom - Bayon

Angkor Thom – Bayon

Têtes des rois - Bayon

Têtes des rois – Bayon

Détail d'Angkor Thom - Bayon

Angkor Thom – Bayon

Les temples s’enchaînent mais ne se ressemblent pas. D’habitude, les gens viennent très tôt le matin et reviennent pour le coucher de soleil mais comme là il fait gris on décide de se faire le max de temples dans la journée.

Apsaras dansantes

Apsaras dansantes

Choupi rêveuse

Choupi rêveuse

Temple pyramidal

Temple pyramidal

Vue depuis le haut du temple

Depuis le haut du temple

 

La montée des marches

La montée des marches

Porte bancale

Porte bancale

Tombera, tombera pas ?

Tombera, tombera pas ?

Vestiges

Vestiges

On passe voir le temple de Takeo, puis celui de Banteay Kdei, la terrasse des éléphants et celle du roi lépreux et nous arrivons enfin au temple que nous attendions, un des plus visités : Ta Prom, le temple dans la jungle. Magnifique ! A l’intérieur, on ne sait pas si la végétation et les gigantesques bagnans ont pris possession des lieux ou si ce sont les hommes qui ont construit autour des arbres. La symbiose est parfaite entre le végétal et les pierres. De nombreux touristes se posent dans un coin pour dessiner. On trouve un coin au calme pour écouter les bruits alentours et observer ce «monstre» plus en détail. Sans doute le meilleur de ceux qu’on a pu visiter.

Temple de Ta Prom

Temple de Ta Prom

Végétal versus minéral

Végétal versus minéral

Squelette végétal

Squelette végétal

Symbiose parfaite - Ta Prom

Symbiose, Ta Prom

On fait encore quelques temples secondaires pour finir la journée et le tuk-tuk nous ramène à la guesthouse. Après avoir monté et descendu les nombreuses marches des temples, nos jambes sont toutes fatiguées. Et pas de jacuzzi dans la guesthouse 🙁 On avait prévu 2 jours pour les temples mais comme il ne fait pas bien beau et qu’on a passé toute la journée dedans, on décide de partir le lendemain pour Phnom Penh récupérer notre passeport avec un joli visa vietnamien et ensuite descendre dans le Sud sur le littoral cambodgien. On aurait pu faire les temples plus excentrés mais une journée nous a semblé suffisante. Le pass 1 jour nous aurait suffi du coup, mais tant pis ! A bientôt pour des images du littoral et de la superbe campagne cambodgienne 🙂

PS : désolé pour l’attente, on a eu quelques soucis avec le blog. On espère que ça va tenir désormais et on essaye de rattraper le retard dans les articles. Pour info, on est déjà dans le Nord du Vietnam !

26 janvier 2012

Phnom Penh, capitale du Cambodge

On quitte déjà le Ratanakiri et ses pistes rouges pour rejoindre la capitale cambodgienne, Phnom Penh. Debouts à 5h pour prendre le bus à 6h30 et c’est parti pour une longue, longue, très longue journée de bus : 10h pour être précis. Les paysages sont assez plats et comme on sait en saison sèche, les rizières sont toutes brunes. En plus, on a ni karaoké ni marchande en tout genre qui rentre dans le bus pour nous vendre des «choses» grillées ou des fruits 🙂 autant dire que ça ne passe pas vite 🙂 On s’est retrouvé sans faire exprès assis à côté d’une famille cambodgienne avec qui on avait sympathisé aux abords du lac de Banlung. Ils vont également à Phnom Penh.

Wat dans Phnom Penh

Wat dans Phnom Penh

On sent que le Cambodge est plus proche de l’Equateur, car les températures sont de plus en plus chaudes et l’atmosphère de plus en plus moite et humide. Au passage, on pense bien à vous en France qui combattez le froid. Au vu des dernières news en station, ça devrait être une bonne saison de ski 🙂

On arrive dans la banlieue de Phnom Penh. La circulation est très fluide avec de grandes avenues. Ca ressemble beaucoup plus à une capitale que Vientiane si on veut comparer. On sort nos sacs des soutes du bus et ils sont cette fois remplis de la poussière rouge récoltée sur le trajet. Sympa pour les tee shirts ensuite 🙂

Une fois les sacs posés, on rejoint le quartier animé et on se promène le long du quai Sisovath. Les jeunes s’adonnent à un des sports nationaux ici : l’équivalent du sepak takraw thailandais mais avec un volant de badminton.

Puis on mange tranquillement le long de la rivière Tonlé Sap. Ce coin bouge beaucoup, avec pas mal de guesthouses, de bars normaux et des bars à hôtesses. Ce n’est hélas pas rare de croiser un occidental assez vieux avec une petite minette cambodgienne de 20 ans. Ils sont même par endroits plus nombreux que les gens «normaux».

26 janvier. Lever assez tôt. On a prévu de ne rester qu’une journée à Phnom Penh, essentiellement pour faire la demande des visas vietnamiens. On en profite évidemment pour visiter les principaux monuments. On part donc à l’ambassade vietnamienne de bonne heure pour faire les formalités. 45 dollars par personne. Nous sommes jeudi et ils nous disent qu’on peut revenir les chercher lundi. On a prévu d’aller faire les temples d’Angkor Wat entre temps et de toute façon repasser par Phnom Penh donc ça nous va bien. Je n’ai pas suffisamment d’argent donc je pars en quête d’un ATM. Pas toujours évident ici. Le premier ne prend que les cartes cambodgiennes, le deuxième que les VISA. Je passerai donc par une banque qui me donne des dollars et simule un achat, pas d’autre choix ce jour là !

Passées ces quelques formalités, on se dirige vers le marché russe au sud de la ville. Beaucoup de vietnamiens y ont installé leurs stands et du coup tout se ressemble un peu. On s’attendait plus à un marché avec des antiquités et des babioles, ça sera un marché aux souvenirs avec des tee shirts, des kramas, des écharpes. On le fait quand même malgré le fait qu’une coupure d’électricité s’est produite… Aucun ventilateur sous les toits de tôle donc… Hammam gratuit. On mange des nouilles et des spring rolls (sorte de bobun vietnamien) dans une petite échoppe pour seulement 1$ chacun. Puis petit jus de canne frais, miam !

Etals du marché russe

Etals du marché russe

Jus de canne frais

Jus de canne frais

Boutique de souvenirs

Boutique de souvenirs

Stand de tee shirt

Stand de tee shirt

On prend ensuite la direction du musée du génocide, le fameux Tuol Sleng S21, école transformée en prison et en centre de torture/exécution durant les années sombres de l’histoire cambodgienne, de 1975 à 1979. Quatre heures passées à l’intérieur permettent de mieux se rendre compte des horreurs perpétrées ici et partout dans le Cambodge durant la période de pouvoir des Khmers Rouges. Des traces de sang subsistent ici et là, les cellules et les salles d’interrogatoire sont laissées telles quelles. Dans les différentes salles, on peut voir sur de grands panneaux les visages des personnes qui n’ont pas échappées à la terrible machine khmère rouge. Certains sont encore gamins, d’autres sont des vieillards, et on peut deviner dans leurs regards qu’ils savent ce qui les attend. Dans cette prison, on estime entre 12 000 et 20 000 personnes le nombre de personnes tuées. Durant les 4 années de terreur, les Khmers Rouges massacreront un quart de la population, soit environ 2 millions de personnes. Terrifiant témoignage du génocide.

Une des salles de torture

Une des salles de torture

Consignes pour les détenus

Consignes pour détenus

Tristesse

Tristesse

Peur

Peur

Numéro

Numéro

Photos des détenus du S21

Photos des détenus du S21

Jours qui passent

Jours qui passent

Traces de sang

Traces de sang

A l’heure où nous écrivons cet article, Duch, un des principaux responsables vient d’être condamné à perpétuité par un tribunal international. Les autres dirigeants ne sont toujours pas jugés, certains occupent toujours de bonnes places au sein du pays. Les points de vue divergent sur les éventuels jugements de ces «monstres», jugeant ces jugements très occidentaux. Les Cambodgiens, majoritairement bouddhistes et avec une philosophie différente, n’attendent pas forcément un jugement. On s’est acheté quelques biographies ou livres documentaires pour un peu mieux comprendre cette période. Merci à Thomas du blog «Kilomètres et Megapixels» pour le lien également (cf article dans le JDD)

Cellule

Cellule

Vue depuis l'intérieur de S21

A l’intérieur du S21

Regard

Regard

Carte du Cambodge

Carte du Cambodge

Après cette douloureuse mais instructive immersion dans l’histoire du peuple cambodgien pas si lointaine, nous finissons la journée par la visite du Wat Phnom, ça faisait longtemps qu’on n’était pas allé faire une visite de temple. L’architecture est vraiment différente de ce qu’on a vu dans les autres pays : beaucoup plus détaillés, des apsaras (danseuses célestes) qui retiennent le toit, des peintures et des scènes du Reamker, la version khmère du Ramayana indien.

Le dragon et le poisson

Le dragon et le poisson

Apsara

Apsara

Fresque

Fresque

Fresque du wat

Fresque du wat

Via couchsurfing, on avait contacté une personne qui recherchait des volontaires pour l’aider à son orphelinat dans les environs de Phnom Penh. On s’était dit que ça pouvait être bien avant d’aller à Siem Reap et voir les temples d’Angkor. On arrive à le contacter après plusieurs emails et en empruntant deux téléphones non sans mal !! Le mec voulait bien de nous mais il fallait qu’on prenne un tuk tuk pour aller plus loin que prévu et pour plus cher (étrange) et il n’a jamais voulu donner son adresse prétextant que c’était trop compliqué (il fallait demander au chauffeur de tuk-tuk de l’appeler pour se faire guider). On a trouvé ça assez louche et ça revenait bien cher donc au final on a abandonné. On se dit que c’est pas plus mal car ici au Cambodge, à chaque coin de rue ou sur les tuk tuk, on voit de nombreuses affiches qui avertissent sur le danger des orphelinats, et sur le fait que les gamins ne sont pas des attractions touristiques. Par la suite, on a lu que sur 258 orphelinats présents dans le pays, seulement 21 sont contrôlés au niveau gouvernemental. Les parents vendent parfois leurs gamins dans des «orphelinats» pour avoir un revenu. Certaines guesthouses ou hôtels attirent les touristes dans les orphelinats. Ces orphelinats sont laissés dans des états insalubres pour attirer la sympathie et les dons des touristes. (Source: magazine SEA Globe)

Demain, direction Siem Reap et ses célèbres temples d’Angkor !