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31 mars 2012

Plongée à Pulau Weh

Plongée à Pulau Weh

Pour notre dernière étape indonésienne, nous partons rejoindre la province la plus au nord de Sumatra, la province d’ Aceh. C’est une des régions du globe qui a été la plus touchée par le tsunami meurtrier de 2004, qui avait touché de nombreux pays d’Asie du Sud Est. D’ailleurs, les habitations et les hébergements ne s’en sont pas encore tout à fait remis. Sur le site gouvernemental français, il était déconseillé d’aller dans cette province, du fait d’élections qui pouvaient s’avérer violentes en février. Pas de souci observé lors de notre séjour, tous les Indonésiens sont comme d’habitude très attentionnés et s’intéressent à nous, on est même chouchouté car ils savent que le tourisme leur permet en partie de reconstruire ce que le tsunami leur a ôté. Notre choix se portera sur l’île de Pulau Weh, véritable petit paradis pour les plongeurs où l’on peut croiser le passage des raies mantas quand on est chanceux (et quand c’est la période). Pour cet article, pas beaucoup de photos, milieu aquatique oblige 🙂

Vue depuis notre bungalow

Vue depuis notre bungalow

28 mars. Après une matinée détente dans notre fief de Bukit Lawang, nous quittons émus toute la bande de “on the rocks” (Wawan, Mia, Opik, Reno). Poignées de mains, embrassades et larmes à l’oeil sont au rendez-vous ! Vraiment une superbe expérience et un très bon séjour. Opik nous accompagne jusqu’au village où nous prendrons le becak (sorte de side car) pour attraper le minibus qui conduit de Bukit Lawang à Binjai, une des grosses villes pas très loin. Le minibus fera arrêter un bus qui part en direction de Bandah Aceh un peu à l’arrache et nous monterons dedans sans passer par la case “bus station”. Le prix est correct par rapport à ce qu’Opik nous avait dit donc pas de problème. On doit arriver à Bandah Aceh le lendemain très tôt, vers 5h. Encore une nuit dans un bus, pas forcément les plus reposantes et c’est peu dire ! Toute la nuit sera bercée par une musique electro/eurodance diffusée à fond pendant que tous les passagers tentent désespérément de dormir… Ajoutez à cela vraiment pas de place pour les jambes et des arrêts pour prier toutes les heures et vous comprenez l’état dans lequel on arrive à Bandah Aceh avec une petite nuit de 2h de sommeil 🙂 Parfois, on ne comprend pas l’intérêt de ces clips karaokés car la plupart du temps, personne n’écoute, même quand il n’y a que des locaux dans le bus.

29 mars. Arrivée à 5h30 à la station de bus de Bandah Aceh. On reprend un becak pour nous emmener au port. A 60 à l’heure en tee shirt à cette heure ci, ça caille un peu ! On arrive à 6h au port, le premier ferry part à 9h30… De quoi attendre gentiment dans le hall et somnoler un peu pour rattraper le retard de la nuit précédente. Les guichets n’ouvrent qu’à 9h donc on va prendre un petit thé et des biscuits pour se réveiller. 9h30 : départ du fast boat. Attention, il n’y en a qu’un ou deux par jour plus un ou deux slow boats à des horaires différents. Vérifiez bien les horaires avant de vous aventurer là-bas !

L’île de Pulau Weh est assez grande par rapport à des îles comme les Gili et plusieurs petits villages sont dispersés sur l’île. On nous avait conseillé Iboih, le village le plus éloigné donc c’est parti pour Iboih ! 1h30 de minibus plus tard, nous arrivons au petit village. C’est assez isolé, on sait qu’on ne sera pas dérangé par des teufeurs ici, pas de gros bars à l’horizon. On commence à chercher une guesthouse, on nous avait parlé de “chez Fatima”. On ne tarde pas à tomber sur ladite Fatima, qui possède une quinzaine de bungalows dans le village 🙂 Ces bungalows sont un peu chers par rapport à notre budget classique, mais c’est propre et on a direct les pieds dans l’eau turquoise donc on le prend après avoir checké qu’ailleurs ils pratiquaient sensiblement les mêmes prix. 13h : après un long trajet entre Bukit Lawang et ici, nous avons enfin posé nos valises ! On part se baigner direct à côté du bungalow. Plein de poissons espiègles nous observent. Pour finir l’après-midi, je fais le classique tour des clubs de plongée… Ca va être rapide, ici, il n’y en a qu’un ! Je prends rendez-vous pour le lendemain après-midi. Je ne pourrai pas plonger le matin car c’est matinée dédiée à la prière apparemment, comme tous les vendredis ici, la province d’Aceh étant une des plus islamistes d’Indonésie.

On finit la journée tranquille sur la terrasse de notre bungalow en écoutant le doux bruit des vagues, farniente à gogo !

Coucher de soleil sur Pulau Weh

Coucher de soleil sur Pulau Weh

30 mars. Pas de plongée donc ce matin, mais snorkeling tranquille pour essayer d’observer les raies mantas. Certains en ont vues il y a quelques jours, à quelques mètres seulement des bungalows ! Ce ne sera pas pour cette fois. Début d’après-midi, Choupi et moi embarquons sur le petit bateau de plongeurs. Pendant que Choupi fait du snorkeling sans guide, je découvre les fonds remplis de poissons sur le site d’Arus Palae : poissons scorpion, énormes murènes, anguilles, grosses gorgones malgré une visibilité moyenne. Il y a pas mal de courant et on peut observer les ravages du tsunami sur les coraux : la plupart ne s’en sont jamais remis 🙁 Pas de raies mantas même si tous les plongeurs n’attendaient que ça. En revenant sur le bateau, Choupi me dit que les mecs l’ont largué autour d’un rocher et qu’avec le courant elle a manqué plusieurs fois de se taper les rochers… Et les mecs du bateau n’étaient même pas à côté… Super ! Fin de journée avec chicken kebab sur la plage, pas terrible.

31 mars. Choupi décide de ne pas revenir sur le bateau à cause des courants et fait du snorkeling en partant du bungalow. Elle voit tout aussi bien les nombreux poissons qu’en pleine mer. Je pars pour ma plongée matinale, sur le site du Canyon. Au programme : un méga aquarium, plein de poissons coffre et perroquet, 2 poulpes, 2 murènes léopard, 1 énorme poisson napoléon, 1 tortue, 1 raie pastenague… Ajoutez à cela des arches, des murs, des canyons et ça vous fait une plongée presque parfaite ! Sauf si vous ajoutez un binôme catastrophique, le genre de beau gosse australien qui ne se soucie même pas de vous et trace à gauche à droite en restant à 20 mètres de vous, en faisant sa plongée en solo. Bref, il y en a vraiment qui ont eu leur niveau dans une pochette surprise et qui néglige la sécurité !!! C’était le coup de gueule du mois 🙂

C’est reparti l’après-midi pour une deuxième plongée sur le site de Kotong. Toujours une visibilité moyenne, mais encore une superbe faune : requins black tip, tortues, des murènes partout (jamais vues autant en une plongée), 1 poulpe, des nudibranches, et comme d’habitude, pas mal de lionfish et triggerfish. Pas de raies manta pour cette première visite en Indonésie 🙁

On finit la soirée au petit boui-boui de chez Mamma Mia, une Indonésienne qui n’a pas sa langue dans sa poche et où nous avons petit déjeuné tous les matins. Elle nous a préparé un excellent barracuda au barbecue. On réalise que c’est déjà notre dernière soirée en Indonésie, c’est passé encore une fois trop vite ! Mais le pays nous a vraiment touché et nous reviendrons visiter une autre partie un jour : Sulawesi, Papouasie, who knows ? On quitte Mamma Mia avec une bise chacun. On récupère au passage les vêtements qu’on lui avait donné à laver. Arrivés au bungalow, je m’aperçois qu’il me manque un caleçon. Je retourne chez Mamma, qui me le rend toute gênée, encore l’occasion d’un bon fou rire 🙂

Demain, départ très tôt pour rejoindre le continent et l’aéroport de Bandah Aceh où nous rejoindrons Kuala Lumpur et notre dernier pays, la Malaisie. A très vite donc !

27 mars 2012

Bukit Lawang et les orang outangs

Bukit Lawang et les orang outangs

Après notre périple sur les terres bataks où nous vous avions laissés, nous voilà partis pour la jungle, la vraie, celle des films et des romans d’aventure. Direction Bukit Lawang, toujours sur l’île de Sumatra, un des royaumes de nos cousins éloignés, les orang outangs. C’est l’endroit idéal pour s’essayer au jungle trekking sur un ou deux jours, ou plus. Nous avons opté pour le trekking de deux jours. Vraiment gros coup de coeur dans notre séjour indonésien, en partie grâce à nos hôtes de la “on the rocks” guesthouse. Passez dire bonjour à Wawan le gérant, vous ne serez pas déçus !

Papillon

Papillon

24 mars. 9 heures, nous quittons l’île de Samosir en ferry pour rejoindre Parapat, le port où nous avions passé la nuit quelques jours auparavant. Au bout de 15 minutes de navigation, panne sèche du bateau. Heureusement, un bateau arrive rapidement et donne au capitaine un bidon de secours. Pour faire le trajet Danau Toba – Bukit Lawang, nous avions réservé le taxi depuis la Liberta guesthouse. A l’arrivée du bateau, le taximan nous attend déjà. Un long trajet nous attend car nous passons par Berastagi où nous déposons deux gars qui voulaient voir les volcans, puis par Medan où nous déposons une Indonésienne. A l’origine, on devait tracer direct à Bukit Lawang mais bon c’est l’Asie, faut jamais se prendre la tête ici, surtout pas sur les détours et les trajets 🙂 On se retrouve avec une Hollandaise pour la fin du voyage, elle va également à Bukit Lawang. Arrivée à 18 heures dans le minuscule village. Nous avions prévenu la guesthouse que nous arrivions en taxi depuis le lac Toba et à peine arrivés, Opik (de la guesthouse) vient nous accueillir sous un début de pluie. C’est magique Sumatra, les gens devinent quand vous arrivez et aucun souci à déplorer sur les trajets ! Ca change de Java et de nos expériences passées 🙂 On fait connaissance avec ce petit bout d’homme qui cache un grand philosophe. Pour arriver à “on the rocks”, guesthouse conseillée encore une fois par nos amis de kilomètres et megapixels, il faut gravir 270 marches. Dur dur, mais le jeu en vaut la chandelle. On se retrouve vraiment isolé du village et à l’orée de la jungle donc il n’est pas rare d’entendre des bruits d’animaux la nuit et de voir des singes se chaparder juste devant notre hutte le jour.

Papillon

Papillon

On déguste notre premier repas préparé par la jeune Mia, excellente cuisinière. On finit la soirée en discutant avec un couple de voyageurs d’une cinquantaine d’années. La femme est Canadienne et lui est Australien. On joue aux cartes avec eux, Wawan le gérant et Opik (le réceptionniste et homme de main de la guesthouse) jusqu’à minuit et des brouettes.

25 mars. Debout 7h pour se préparer tranquillement au trek de deux jours avec Wawan. Après un bon petit déjeuner, on part à 9h30 avec Sonia, une Allemande plus nos deux accompagnateurs, Wawan, the King of the Jungle et Reno l’assistant guide. Comme on est à l’orée de la jungle, on a juste à faire quelques pas et on s’enfonce direct dans la forêt bien humide.

Racines et mousse

Racines et mousse

Orang outangs

Orang outangs

Le roi Louie ?

Le roi Louie ?

De liane en liane

De liane en liane

En même pas dix minutes, on dégouline déjà à grosses gouttes mais le parcours est agréable : ni trop dur ni trop facile. C’est agréable de marcher, escalader et alterner bonnes grosses montées et bonnes descentes ! Wawan “appelle” à sa manière les singes en poussant des petits cris dont lui seul a le secret. Et ça portera ses fruits car tout au long de la balade, nous apercevrons 6 orang outangs, (dont la célèbre Mina l’agressive et des bébés), des macaques à queue longue, un ou deux gibbons et des singes à crête dont j’ai oublié le nom.

Tout le long du trek, Reno nous gave de fruits tropicaux : fruits de la passion, bananes et sorte de mandarines. Bon point pour la team Wawan, ils font extrêmement attention à récupérer nos détritus afin de ne pas contaminer les singes par des éventuelles maladies véhiculées par l’homme. Ce qui n’est pas le cas de tous les guides ici apparemment. A Bukit Lawang, il faut savoir que nous sommes en saison basse, et qu’à cette période il n’y a vraiment pas beaucoup de touristes. Par contre, les guides sont au nombre de 150 toute l’année et à cette période, pour vivre, il ne tente pas à vous sauter dessus dès votre arrivée dans le village, voir même avant. Certains touristes se font “harponner” dès qu’ils prennent le bus local pour faire Medan- Bukit Lawang !!! Attention donc de bien regarder ce que les guides proposent et combien de touristes composeront le groupe, leur charte vis à vis des singes approchés, etc. Par exemple, si on croise un orang outang, il ne faut pas rester plus de 5 minutes en face de lui. Dans notre cas, on était 3 touristes, ce qui était parfait. On a croisé des groupes de 8-10 où le dernier voyait difficilement ce qui se passait 🙁 On a également croisé certains guides qui avaient peur des gros orang outangs comme Mina et donc privaient les touristes des confrontations si impressionnantes avec les singes.

Wawan et Reno en cuisine

Wawan et Reno en cuisine

Repas dans la jungle

Repas dans la jungle

Choupi in the jungle

Choupi in the jungle

Lost in the jungle

Lost in the jungle

On continue notre route, Choupi se tape une petite sangsue, pour la forme. On arrive au campement vers 17h après avoir franchi une rivière impétueuse sur une grosse bouée 🙂 Des assistants guides sont déjà là et ont préparé le camp, d’autres nous rejoignent. Il y a également un autre couple qui passera la nuit ici. L’endroit est magique : perdu au milieu de la jungle, au bord de la rivière, avec juste une tente de fortune constituée de bâches et de bois. On se baigne dans les mini rapides avec les guides pour se détendre après les efforts de la journée. Notre cuistot Zuker nous fait un superbe repas : plusieurs plats dont un poulet au sucre brun-citronnelle-cannelle, un curry de légumes et du tofu-tempé bien épicé. Un régal ! On finit la soirée en mode colonie de vacances avec plein de jeux de magie (BLACK MAGIC entre autres :D), de jeux de carte et en discutant de tout et de rien.

Haut d'une cascade

Haut d’une cascade

Feuilles tachetées

Feuilles tachetées

La montée infernale

La montée infernale

Jungle à perte de vue

Jungle à perte de vue

Parapluie naturel

Parapluie naturel

Fin de journée

Fin de journée

Feu de camp

Feu de camp

Enigmes par Zuker

Enigmes par Zuker

26 mars. On se lève après une nuit passé à écouter la jungle et ses sons si particuliers.
Première question de Wawan pour commencer la journée.
– “Do you know where we are ?” (savez vous où nous nous trouvons ?)
– “Mmmmmm no
– “Somewhere in the jungle” (quelque part dans la jungle)
Petit déjeuner avec un superbe plateau de fruits, décidément on va pas mourir de faim ici 🙂 Des singes viennent nous tenir compagnie.

Singe à notre réveil

Singe à notre réveil

Singe guetteur

Singe guetteur

Petit déjeuner frugal

Petit déjeuner frugal

Etrange insecte

Etrange insecte

Pour bien commencer la journée, on va se baigner dans une cascade située tout près du camp pour se mettre en jambe avant notre redescente vers le village.

Wawan dans la cascade

Wawan dans la cascade

La descente se fera en white rafting. Entendez par là des bouées (chambres à air) accrochées entre elles avec un guide sur la première bouée et un sur la dernière et entre des touristes ballotés à droite à gauche. Moments de fous rires assurés !

Préparatifs rafting

Préparatifs rafting

Sourire indonésien

Sourire indonésien

C'est parti !

C’est parti !

Première chute

Première chute

On remonte à la guesthouse vers 13 heures, et après un petit snack, on profite de la terrasse pour lire et se reposer. Surtout que la chaleur est étouffante aujourd’hui. On descend au village en fin d’après-midi mais c’est désert, quasi aucun touriste. On recroise la néerlandaise qui a fait le même trek que nous mais dans un groupe de 10. Elle est un peu déçue.
Soudain, un orage éclate. Nous nous réfugions sous les petits toits des boutiques du village. En même pas une minute, tous les petits Indonésiens, sortent courir dans les flaques et se mettre sous les gouttières qui font tomber l’eau des toits. L’occasion d’une bonne séance de sourires 🙂

Biker indonésien

Biker indonésien

Petites frimousses

Petites frimousses

Sous la gouttière

Sous la gouttière

Singe punk

Singe punk

On remonte à la guesthouse en évitant les gouttes. Encore un excellent dîner de Mia ! Je vous conseille le “special Jungle”, un nasi goreng amélioré et subtilement épicé, un régal ! Fin de soirée avec le staff, à jouer aux fléchettes et aux cartes. On se sent comme à la maison ici, le lieu et les gens vont vraiment nous manquer. On dit à Wawan qu’on part demain et on va se coucher dans notre suite royale ou presque 🙂

Notre lit

Notre lit

Notre salle de bains

Notre salle de bains

Notre hutte

Notre hutte

Autre hutte

Autre hutte

27 mars. On se lève et après une bonne nuit, on décide de rester un jour de plus ici ! On passe la journée à se reposer, à discuter avec Opik et à avancer sur le blog. On fera un bref effort en descendant au village faire les courses avec Opik et on remontera direct. Comme à notre habitude depuis 3 jours maintenant, nous finissons la soirée avec fléchettes, bières et cartes. Le paradis a un nom et je crois que c’est “on the rocks” ! Avant d’aller me coucher, je tombe sur un livre sur le lac Toba où il est écrit un proverbe qui me fait sourire : “Burping loud is normal, farting not !” (Roter fort est toléré, péter non !)

Jeu de cartes avec Opik

Jeu de cartes avec Opik

Reno et Opik

Reno et Opik

Baignade à Bukit Lawang

Baignade à Bukit Lawang

Choupi sur le pont

Choupi sur le pont

Départ demain midi pour Pulau Weh, dans l’état de Banda Aceh (le plus au Nord de Sumatra), pour quelques plongées et des baignades dans l’eau turquoise avant de dire au-revoir à l’Indonésie 🙁

23 mars 2012

Danau Toba et le peuple Batak

Danau Toba et le peuple Batak

Ca y est, nous voilà arrivés sur une des îles indonésiennes les plus importantes en terme de taille et la plus à l’Ouest : Sumatra. Cette île a été une des plus touchées par le tsunami de 2004 et la vie reprend peu à peu son cours. Avis aux amateurs de contrées éloignées, de jungle et de plages sublimes, Sumatra est faite pour vous ! Nous commençerons notre exploration par le lac Toba (ou Danau Toba), qui est le plus grand lac volcanique au monde (100 kilomètres de long sur 30 de large avec une profondeur de plus de 500 mètres par endroits), formé par une première éruption il y a 80 000 ans. Au milieu de ce lac, se trouve une île, formée par une seconde éruption il y a 50 000 ans. Sur cette île se trouvent un peuple chaleureux : les Bataks.

Sourire éclatant

Sourire éclatant

20 mars. Lever à 4H du matin. On enfile nos tenues et on file en taxi pour l’aéroport de Jogjakarta. Nous avons pris des vols Air Asia mais comme il n’y avait pas de vol direct pour l’île de Sumatra, nous devons faire une escale à Jakarta deux heures. On arrive donc à 13h30 à l’aéroport de Medan, situé au Nord Est de Sumatra. On prend un taxi prépayé pour rejoindre le Danau Toba. Il doit nous emmener à la station de bus mais au bout de quelques minutes, il s’arrête et veut absolument nous vendre un minibus “express” plutôt que les bus locaux. On lui dit que non, on veut quand même aller à la station de bus. Comme on a déjà payé, hé oui, c’est un taxi prépayé… on ne peut pas marchander avec lui et on est contraint de prendre son minibus express. Pas mal sa tactique 🙂

On monte dans le minibus qui roule à fond les ballons et double toutes les voitures de manière plus que dangereuse. Les sièges sont mal accrochés et à chaque virage on se décale de plusieurs centimètres vers la gauche ou la droite. Le chauffeur est tellement bourrin qu’on hésite même à lui dire de nous déposer sur le bord de la route. Après notre mésaventure du Kawah Ijen, on se dit qu’on va encore galérer pour retrouver un autre moyen de transport qui nous amène à bon port donc on reste dans le minibus en essayant de se détendre. On arrive à Parapat, le port d’embarquement pour l’île de Samosir, vers 19h. Le dernier ferry est passé depuis quelques minutes donc nous devons passer la nuit au port. On prend une petit guesthouse vraiment miteuse tenue par une légende de la musique indonésienne (dixit notre bouquin). On trouve un petit restaurant pour manger un fried rice rapidement. Tout en mangeant, les clients du restaurant commencent à nous causer puis nous chantent leurs chansons bataks en nous expliquant le sens des chansons. Vraiment bonne ambiance avec une guitare et les jeunes marins du port. Un des mecs ressemblent à Jean Pierre Foucault 😀 Ils nous font également découvrir leur alcool de palme. Ca a la couleur du pastis mais avec un goût vraiment “spécial”, entre pharmacie et plantes. Ils nous disent de revenir le lendemain pour le petit déjeuner avant de prendre le bateau.

21 mars. Au réveil, on veut prendre une douche mais l’eau est coupée. On essaye de prévenir le gérant mais la porte de notre chambre est coincée et nous n’arrivons pas à l’ouvrir avec la clé. Après quelques coups de poing dans la porte, dans les murs et en criant, le gérant arrive enfin et nous libère 🙂

Comme promis, on retourne au warung de la veille pour prendre un fried rice. Oui, on en mange du riz ici : petit déj, déjeuner, dîner 🙂 On retrouve les mêmes personnes qui sont toutes contentes de nous revoir. A 8h, on prend le bateau pour une heure de traversée. Arrivés là-bas, l’atmosphère est vraiment super zen, très très calme, on est entouré de montagnes. On rejoint la Liberta Guesthouse, un lieu tenu par des gens aux petits soins pour ses hôtes. Pour 70 000 roupiahs (<6 euros), on a une chambre dans un espèce de petit chalet montagnard super cosy. Il y a également des maisons traditionnelles bataks au toit si particulier mais elles sont complètes. On commence à faire le tour du village et on tombe sur Thomas et Johanna, les bloggers de Kilomètres & Mégapixels. On avait prévu de se voir si nos itinéraires coincidaient et voilà, c’est fait 🙂 On mange ensemble un bon poisson grillé en parlant de nos aventures respectives et on s’échange quelques bons plans.

Lac Toba depuis le bateau

Lac Toba depuis le bateau

Vespa for rent

Vespa for rent

Pêcheur du lac Toba

Pêcheur du lac Toba

Iles du lac Toba

Iles du lac Toba

Eglise batak

Eglise batak

Vue depuis les hot springs

Vue depuis les hot springs

Lac Toba

Lac Toba

Tibal jump !

Tibal jump !

Pour finir l’après midi, on va se baigner avec Choupi à l’hôtel Carolina. Il y a un petit plongeoir et des Malais apprennent à nager, c’est assez comique ! On retourne à la guesthouse, petite bière sur notre terrasse avec vue sur le lac et les montagnes environnantes. 19h, on rejoint Thomas et Johanna pour aller manger dans un des restaurants du coin, qui fait régulièrement des démos de danses et chants bataks. Les mecs ont vraiment de belles voix et y mettent tout leur coeur, tout en buvant je ne sais combien de verres d’alcool de palme. La soirée se termine sur la piste de danse à faire des chorégraphies dignes de “la chenille”. Très bonne soirée ! Thomas et Johanna repartent demain, ils sont presque à la fin de leur trip aussi !

Rire batak

Rire batak

Amis motards

Amis motards

Vert fuschia

Vert fuschia

Sourire batak

Sourire batak

22 mars. On prend le petit déjeuner avec un couple de Toulouse qui voyage avec ses deux enfants, ça donne des idées 🙂 Les gamins sont super épanouis : ils aident en cuisine et vont jouer avec les Indonésiens du quartier.

On a vu hier qu’un restaurant du village louait des Vespa mais au moment d’en louer une, le gérant refuse car je lui ai dis que je n’en avais jamais conduit 🙁 Tant pis, on se rabat sur un scooter classique de notre guesthouse. Tout le long de la route, des églises jalonnent notre parcours. Les Bataks ont en effet hérités de la religion apportée par les Néerlandais à l’époque des colonies et font figure d’exception dans un pays majoritairement musulman.

Maison batak

Maison batak

Détail d'un toit batak

Détail d’un toit batak

Maison batak

Maison batak

Horas : bienvenue

Horas : bienvenue

Porte et fenêtre

Porte et fenêtre

Entrée batak

Entrée batak

Eglise batak

Eglise batak

Détail d'une frise batak

Détail d’une frise batak

On poursuit notre route jusqu’aux sources d’eaux chaudes qui se trouvent de l’autre côté de l’île, en prenant l’isthme qui permet de rejoindre le continent. Il fait très chaud aujourd’hui et les sources sont encore plus chaudes, impossible de se baigner ! On repart en observant les couleurs turquoises hallucinantes du lac. En fonction du soleil, des nuages, des formes se dessinent sur le lac et des couleurs apparaissent. On finit la journée par la partie montagneuse de l’île. On voit pas mal de rizières en terrasses, beaucoup plus jolies que celles de Bali. Le temps se couvre et la pluie commence à tomber. On se dépêche de finir notre tour et on revient à la guesthouse passer une soirée tranquille. On voulait partir demain mais l’île nous plaît tellement qu’on décide de rester encore un jour de plus !

Rizières indonésiennes

Rizières indonésiennes

Jardins ouvriers ?

Jardins ouvriers ?

Plages turquoises

Plages turquoises

Lac Toba

Lac Toba

Forêt batak

Forêt batak

Lac Toba en grand angle

Lac Toba en grand angle

Rizières

Rizières

Rizières en étage

Rizières en étage

23 mars. On reprend notre scooter et on part faire le tour de l’île dans le sens inverse. En effet, à la période où nous sommes, il fait souvent beau le matin, jusqu’au milieu d’après-midi, et ensuite c’est pluie jusqu’au soir. On s’arrête à Tomok en voyant une petite procession de gens qui montent dans la rue. Sur le chemin, des étudiantes indonésiennes nous prennent en photo et nous monopolisent pendant une vingtaine de minutes pour améliorer leur anglais en discutant. C’est le genre de rencontre qui marque 🙂

Petit prisonnier

Petit prisonnier

Petite écolière

Petite écolière

Petit batak

Petit batak

Gamines

Gamines

Frère et soeur

Frère et soeur

Etudiantes de Medan

Etudiantes de Medan

Sourire coincé

Sourire coincé

Sourire coincé bis

Sourire coincé bis

On reprend notre route vers la montagne où la pluie nous a devancé la veille. En arrivant dans les hauteurs, on aperçoit une sorte de fête sur le bord de route. On s’arrête et en voulant mettre la grosse béquille du scooter, je m’ouvre le gros orteil en me faisant retomber le scooter dessus. Ahah-aïe 🙂 C’est un mariage batak. Il y a un gros chapiteau et beaucoup de gens. Spontanément, les gens nous invitent à danser et à manger avec eux. Nous sommes les invités “surprises” et nous devons faire toutes les danses traditionnelles. Une des filles nous explique chaque pas et les différents rôles dans la cérémonie. Trop bon moment, depuis le temps qu’on voulait faire un mariage local !

Danse à la Vinz

Danse à la Vinz

Demoiselles d'honneur

Demoiselles d’honneur

Danse traditionnelle

Danse traditionnelle

Coiffure batak

Coiffure batak

Choupi l'invitée surprise

Choupi l’invitée surprise

Offrande aux mariés

Offrande aux mariés

Juanita

Juanita

Repas de mariage

Repas de mariage

Demoiselles

Demoiselles

Petite princesse

Petite princesse

Mariage batak

Mariage batak

Le tube

Le tube

Après bien deux heures passées au mariage, on repart vers les rizières. Quelques photos puis chute dans une descente couverte de graviers. Choupi retient comme elle peut le scooter qui râpe le sol. Plus de peur que de mal. Ca m’apprendra à rouler en tongs, c’était la première et dernière fois 🙁 On rejoint la guesthouse et on se refait une soirée zen, dans la salle commune typique batak, tout en bois. Demain, départ pour la jungle de Bukit Lawang. Nous tenterons de prendre quelques photos de nos cousins éloignés, les orang-outangs.

19 mars 2012

Jogjakarta et le temple de Borobudur

Jogjakarta et le temple de Borobudur

Jogjakarta, (ou Yogya pour les intimes), est une des plus grosses villes d’Indonésie avec sa consoeur Jakarta. Pourtant, à l’intérieur, on ne se sent jamais oppressés, on a presque l’impression d’être dans un grand village, comme à Chiang Mai en Thailande. La ville est surtout connue pour ses nombreuses fabriques de batiks (technique d’impression des étoffes typiquement indonésienne) et ses centres d’art qui fleurissent un peu partout. On peut y apercevoir également l’oeuvre de nombreux street artists, qui ont disséminé dans la ville leurs plus jolis tags. Jogjakarta est un très bon point de chute si vous voulez visiter le célèbre temple bouddhiste de Borobudur et/ou le temple hindouiste de Prambanan, situés non loin de la ville. Notre guesthouse avec piscine (la Prambanan Guesthouse) nous permet de souffler un peu dans un cadre agréable, idéalement situé.

Sticker Yogya

Sticker Yogya

Popo

Popo

Street Art Bike

Street Art Bike

In crack we trash

In crack we trash

Tag de geeks

Tag de geeks

17 mars. Nous commençons la journée par une visite du Bird Market (le marché aux oiseaux). il était indiqué dans le Lonely Planet et avait plutôt bonne réputation. Arrivés là-bas, effectivement, il y a des oiseaux et d’autres animaux sur une bonne surface mais ça sent horriblement fort et les animaux sont tous dans des conditions de captivité assez… exiguës dirons nous ! Au delà des oiseaux “classiques”, vous pouvez vous procurer des chouettes, des serpents, des tortues, des rongeurs de toute sorte, des singes, des insectes..

Choisissez votre couleur

Choisissez votre couleur

Coq vaillant

Coq vaillant

Grillons à la vente

Grillons à la vente

Singes condamnés

Singes condamnés

On retourne vers le centre-ville. Ici, toute la ville est remplie de tags. Même les pousse pousse (ou becaks) sont agréablement décorés. On veut faire le Kraton (le palais royal) mais il ferme à 14h et il est déjà 13h50… Tant pis, on remet ça au lendemain ! On fait donc le Water Palace, situé juste à côté. Un Indonésien nous accompagne et nous guide en nous expliquant les différentes parties du palais. Les couleurs de l’eau sont vraiment sublimes !

Piscine royale

Piscine royale

Water Palace

Water Palace

Mur d'enceinte

Mur d’enceinte

Bassin du Water Palace

Bassin du Water Palace

Le mec est un ancien guide qui travaillait à Bali. Après les attentats de 2002, il est revenu sur Java et ne veut plus retourner là-bas. Il nous raccompagne dans les petites rues labyrinthesques qui bordent le palais puis on décide de manger dans un restaurant tenu par un photographe du quartier. Super bien présenté et délicieux. Son nom si vous passez par là : le Water Castle café.

On finira l’après midi par la très animée Malioboro Street, la rue commerçante de Yogya. Des gros centres commerciaux un peu partout et dans la rue, des animations, des becaks qui attendent (il doit y avoir à peu près un pousse pousse par habitant ici :D). J’en profite pour aller me réapprovisionner en caleçons, ce qui occasionnera une bonne crise de fou rire chez les deux jeunes vendeuses…

Détail d'un becak

Détail d’un becak

Becak de Jogjakarta

Becak de Jogjakarta

Détail d'un becak

Détail d’un becak

Sieste dans le becak

Sieste dans le becak

Avant de manger, un petit plouf dans la piscine, puis repas dans le restaurant jouxtant notre guesthouse.

Klik aja !

Klik aja !

El Salvador

El Salvador

Tag dans Jogjakarta

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Empire du soleil levant

Empire du soleil levant

18 mars. C’est l’anniversaire de Choupi ! La matinée est consacrée à un peu de magasinage (comme disent nos amis Québécois), à quelques plongeons dans la piscine et à amener nos vêtements au laundry service. Rien de bien passionnant 🙂

En début d’après-midi, nous partons en taxi pour rejoindre le site de Borobudur, situé à 1 heure de route. Normalement, le taxi devait prendre 5 personnes mais nous serons seuls. Taxi privé donc, et pour le même prix ! Arrivés sur le site, on nous fait enfiler des pagnes/batiks pour pénétrer dans l’enceinte du temple. Le site dégage une atmosphère très apaisante, et nous commençons à gravir les différents étages du site, ponctué tous les 3 mètres d’un buddha. Petite astuce pour les entrées : passez par votre guesthouse, vous aurez généralement une petite réduction de 3 dollars, ce qui fait l’entrée à un peu moins de 10€ (12 dollars) au lieu des 15 dollars habituels.

Détail de Borobudur

Détail de Borobudur

Choupi et la cloche

Choupi et la cloche

Famille indonésienne

Famille indonésienne

Borobudur

Borobudur

Arrivés au sommet, nous avons une vue panoramique sur toute la région qui entoure le temple. Par temps vraiment dégagé, on peut apercevoir un volcan en activité mais il y a un peu trop de nuages cette fois. Il n’y a quasi aucun touriste occidental, ce ne sont que des locaux, qui s’amusent à se prendre en photos avec nous devant les dizaines de buddhas enfermés sous des grosses cloches.

Jump à Borobudur

Jump à Borobudur

Choupi à Borobudur

Choupi à Borobudur

Le site fermant à 17h, nous commençons tranquillement à redescendre. On retrouve notre taximan qui prend deux touristes en plus sur la route. Ce sont deux étudiants français. L’un étudie à Singapour et l’autre en Allemagne mais est en vacances chez son pote pour un mois. Tous les week-ends ils partent dans un pays voisin de Singapour pour 4 jours. Il nous donne gentiment son adresse mail si on avait besoin d’informations ou de logement sur Singapour.

On rentre à la guesthouse et on mange au bord de la piscine, avant de se prendre un vrai déluge de fin de mousson… Impressionnant les quantités d’eau qui peuvent tomber en un court laps de temps !

Curry au lait de coco

Curry au lait de coco

Panneau mosquée

Panneau mosquée

Porteuse dans la rue

Porteuse dans la rue

Tags dans Jogjakarta

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19 mars. On se lève et on prend un becak à la journée pour nous promener. C’est un des petits plaisirs de Choupi, il faut bien l’avouer 🙂 En plus, son genou est encore un peu douloureux. On visite le Kraton, le palais du sultan. Mouais, on aurait pu éviter, il n’y a rien d’exceptionnel ici. C’est une vaste place, avec quelques salles qui font office de musée désormais.

Démon du Kraton

Démon du Kraton

Autre démon

Autre démon

Ferronnerie du Kraton

Ferronnerie du Kraton

Choupi et le sultan

Choupi et le sultan

On avait également lu dans le Lonely Planet que le zoo de Jogjakarta valait le coup. Notre vol étant le lendemain, on tue le temps comme on peut ! Il est assez loin du centre ville et le pousse pousse a bien du mal à monter les côtes. La partie intéressante (et qui est bien entretenue) est celle des amphibiens et des reptiles. Vous pouvez apercevoir les légendaires varans de Komodo et d’autres espèces rares. Par contre, tout le reste du zoo, composé d’animaux assez “classiques”, fait peine à voir. Très peu d’espace pour les animaux, des enclos bétonnés, sales  et grillagés à outrance. C’est assez triste de voir ça 🙁 On repart un peu écoeuré en se disant que les guides de voyage c’est bien mais ce n’est quand même pas mis à jour régulièrement !

Lézard au repos

Lézard au repos

Accouplement bestial

Accouplement bestial

Serpent glouton

Serpent glouton

Varan de Komodo

Varan de Komodo

Retour à la guesthouse pour notre dernière baignade et notre dernier repas au bord de la piscine. On commençait à s’y habituer à ce petit luxe ! Demain, on rejoint une autre île indonésienne en avion, à savoir l’île de Sumatra. Pas forcément prévue au programme initial mais comme beaucoup de gens nous en ont dit du bien, on y file et on vous dira ce qu’il en est !