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28 novembre 2011

Mum Choupi and Sir Tibal in the Incredible India

Coucou tout le monde !
Ca y est, nous avons quitté l’Inde avec une larme à l’oeil pour atterrir au pays du sourire : la Thaïlande.
Pour ce dernier article «indien», nous avons essayé de faire une mini synthèse de ce qu’on imaginait de l’Inde avant de partir et ce qu’on a réellement vu une fois là- bas. C’est marrant comme certains clichés se sont révélés totalement faux 🙂

Sticker indien

Sticker indien

Avant de partir, on avait entendu, vu et lu tellement de choses, on ne savait plus trop à quoi s’attendre. On s’imaginait:

– un pays aux gens accueillants
– avoir un gros choc culturel
– que le plus dur serait le passage à Mumbai et dans les autres grandes villes surpeuplées
– voir beaucoup de vaches sacrées, de beaux sadhus
– des villes bruyantes, sales, poussiéreuses, nauséabondes…
– un peuple baigné dans la religion
– voir flotter des corps dans le Gange
– de magnifiques paysages
– voir beaucoup de mendiants «abîmés» à la sauce Slumdog Millionnaire
– une grande pauvreté mêlée à la modernité

Oui c’est vrai, l’Inde est poussiéreuse et assez poubellesque ! Mais on oublie vite ces petites gênes quand on voit le sourire et l’hospitalité de tous ces gens ! Et non, ça ne pue pas plus que ça, malgré les montagnes d’immondices à certains endroits. Évidemment, dans les toilettes publiques, l’odeur est particulièrement tenace (comme en France) mais globalement c’est parfaitement respirable. Dans le métro ou dans les trains, même en étant près d’une aisselle d’indien, on ne sent rien ! Ils ont toujours des parfums à base de camphre ou de musc.

L’expérience des grandes villes était vraiment bonne : c’est marrant de se retrouver dans tout ce tumulte, où tout est mélangé ! On a à la fois cette extrême pauvreté dans les rues et juste à côté des businessmen qui courent. Par contre, pour y vivre, c’est une autre chose, on ne pourrait pas 🙂

On est très loin des images de Slumdog Millionnaire où on s’imagine des mendiants estropiés à chaque coin de rue. Oui, on a vu des personnes avec un oeil crevé ou des membres manquants mais très peu au final.

Ce qu’on retiendra le plus ce sont tous ces sourires et l’hospitalité indienne avec un grand H. Toujours prêts à aider ou tout simplement contents de parler avec nous, échanger quelques mots. Beaucoup voulaient être pris en photo avec nous 🙂 Ils aiment parler de leur pays et nous expliquer leurs coutumes mais aussi apprendre des choses sur le nôtre. Un Indien nous a fait remarquer à quel point on avait de la chance de pouvoir voyager comme ça et de voir le monde tout en nous disant que lui ne pourrait jamais.

On retiendra aussi ces mélanges de couleurs et de senteurs si particuliers à l’Inde. Les femmes en sari sont toujours très coquettes, avec beaucoup de bijoux. Ici, tout le monde prend soin de soi, les indiens aiment être beaux et ont toujours un peigne sur soi ou de la gomina dans les cheveux. Du coup, ça fait bizarre quand on voit des européens/occidentaux en mode «punk à chien» ou «babacool». Et en Inde, ils sont nombreux à donner cette image 🙁

Choupi et la vache

Choupi et la vache

On a croisé beaucoup de gens qui n’ont pas aimé l’Inde du tout… OK, ce n’est pas un pays facile au démarrage mais une fois qu’on a compris comment les gens fonctionnaient et qu’on faisait quelques efforts de notre côté, il n’y a aucun souci ! On apprend à être patient voire plus que patient. On n’a pas eu un énorme choc culturel, tout du moins pas autant que celui auquel on s’était préparé ! Ca ressemble un peu à l’Afrique du Nord dans le Rajasthan (avec plus de misère quand même). Les gens ne forcent jamais la main pour acheter et ça c’est agréable 🙂 Pareil pour les guesthouses, les mecs nous ont dit plusieurs fois que si on leur faisait de la bonne pub, ça leur amenait du business, et qu’ils avaient tout intérêt à être aux petits soins avec nous. Ils marchent sur recommandations de ville en ville et du coup, si vous trouvez une guesthouse correcte au départ, vous aurez logiquement une guesthouse sympa tout le long de votre route grâce à leur réseau. On a donc fait un petit carnet de toutes les adresses où on a séjourné.

Pour nous l’Inde aura été : des trains confortables, de bons masala tea, des rickshaws, de l’encens partout, des chiens pourris, des plats délicieux, des vaches sacrées (mais pas tant que ça non plus) , des bus où les hommes et les femmes ne sont pas séparés comme on nous avait dit, des gens qui adorent être pris en photo, des klaxons de bus marrants, du PQ à l’unité, du dentifrice végétarien, des yeux magnifiques et des sourires qui vont avec, du monde partout, du bruit (mais jamais là où on dormait!) , des saris de toutes les couleurs et même à pois pour Flo, des guest house sommaires mais propres (pour en moyenne 5-6 euros la nuit pour 2), de superbes paysages, des «sir» et «mum» à tous les coins de rue, des cafards dans les trains, des gens qui tentent de vous vendre des alibabas trousers tout le temps, du henné, des bijoux, des échoppes qui vendent de tout, des bus dont on se demande encore comment ils peuvent encore rouler, des montagnes de déchets dans la rue, des crachats et des raclements de gorge, des trains à vapeur, des téléphones à remonter, des coupures de courant, des pèses personnes dans les gares, des poses bollywoodiennes pour les photos, et tant d’autres choses qu’on vous invite fortement à découvrir. Oubliez les préjugés qu’on a en tant qu’occidental et les choses qu’on vous raconte sur ce pays-continent et foncez vous faire votre propre idée. Comme nous a dit une femme sur notre chemin : «l’Inde, soit on aime soit on déteste mais l’inverse est également vrai : soit l’Inde vous adopte, soit elle vous rejette».

Chacun cherche son chaï

Chacun cherche son chaï

Pour finir, même si parfois c’était un peu difficile, surtout dans la réservation de transports… on a énormément aimé ce pays, contrairement à certaines personnes croisées sur la route, pour qui c’était un cauchemar. Gros coups de coeur pour Varanasi et ses ghats, la splendeur naturelle de Matheran et ses view points à vous couper le souffle, l’expérience du train à Mumbai, le joyeux bazar de Old Delhi, la découverte du Gange à Rishikesh, le Rajasthan et ses traditions, le désert du Thar et son camel safari,…

Ca nous donne encore plus envie de revenir et de visiter le Sud avec le Kerala et le Tamil Nadu, mais aussi le Nord avec le Ladakh. Maybe next time 🙂

Anecdotes en vrac :

– La difficile arrivée de nos sacs à Mumbai qui ont failli rester aux douanes
– les 2 premières bières commandées : 2 fois 650mL direct
– le train annulé et la superbe nuit entre deux wagons, les toilettes, la poubelle et les cafards
– le chiot qui a failli mourir écrasé par Choupi
– le singe qui a piqué le ptit déj de Choupi à Matheran
– la glissade dans la bouse de buffle à Varanasi
– le choupithon dans le train
– le rince anus présent dans les toilettes
– mon dromadaire Chewbacca
– le fil électrique qui prend feu
– le train à prendre en sautant dedans
– Choupi coincée dans les portes du métro de Delhi
– Choupi s’est pris un boomerang sur la tête
– faire croire qu’on a bu l’eau du Gange
– J’ai joué dans un groupe de musique
– Je me suis fait raser dans la rue
– J’ai fait sécher mes slips au bord du Gange
– le schnapps dans le désert
– la femme qui forçait pour mettre la bague d’orteil à Choupi, on se serait cru chez Janine qui veut absolument fermer les bottes 😉
– les réservations de train toujours très chaotiques avec en moyenne 1h d’attente
– l’inondation de la chambre chez Alysha

Enfants malicieux du Gange

Enfants malicieux du Gange

Quelques chiffres sur le mois :

– 1 chèche et 1 t-shirt à la poubelle
– 0 problème gastrique
– 25 tresses africaines plus ou moins bien exécutées
– 2 trous dans la tête de Tibal suite à des chocs dans les bus aux plafonds trop bas
– 1 belle chute de Choupi
– 2 attaques de singe
– des centaines de mains serrées et des dizaines de sourires échangés
– 30 thés masala minimum
– une dizaine de lassis (nature, mangue, banane, mix fruit)
– plus de 4000 km parcourus
– 1 « nouvelle » merveille du monde : le Taj Mahal
– des centaines de singes, vaches, chiens, perroquets croisés. Très peu de chats
– 0 coup de soleil
– 4 ampoules
– des dizaines de bons petits plats : chicken masala, biryani, pakoras, samossas, paneer, curry à gogo, spring roll, kabab, chicken tandori…

Un petit regret, nous n’avons pas réussi à joindre l’école à Varanasi, elle devait nous rappeler sur le portable comme on n’avait pas accès à Internet tout le temps. Puis on a été dimanche et l’école était fermée. Tant pis pour cette fois !

On pense beaucoup à vous tous au travers de vos cadeaux et de l’album photo de famille qu’on a montré plusieurs fois sur la route.

Quand Choupi voit les petites bouilles des enfants, elle pense souvent à ses 4 crevettes : Clara, Margaux, Emilie et Victor.

La nourriture française ne nous manque pas pour le moment. On ne sature pas des épices et l’estomac tient bon ! On verra en Thaïlande désormais !

Au quotidien tout se passe bien, on ne porte pas souvent les gros sacs, il y a des laveries partout pour ne pas sentir la fouine par ces fortes chaleurs. On a déjà réexpédié certains trucs qui ne nous servaient pas ou plus depuis Kolkatta.

On mettra plus de photos sur les galeries Picasa quand on les aura classées mais ça prend du temps et on ne peut pas uploader pendant des heures dans les cyber cafés donc c’est pas pour tout de suite ! Sûrement à notre retour…

Choupi et Tibal au Taj Mahal

Choupi et Tibal au Taj Mahal

Choupi et Tibal

Choupi et Tibal

Choupi et moi-même vous souhaitons un bon début d’hiver !!! Ici, en Thaïlande, il y a quelques sapins en plastique et il fait 30 degrés et vous ? 🙂

Séance de rattrapage pour nos articles indiens

– Arrivée à Mumbai
– Visite de Mumbai et premières impressions
– Matheran et son Toy Train
– Retour à Mumbai et départ pour Ahmedabad
– Udaipur, la ville blanche
– Jodhpur ville bleue et Jaisalmer ville dorée
– Camel Safari a Jaisalmer
– Bikaner et Deshnok – Temple des rats
– Delhi, Agra et le Taj Mahal
Rishikesh : montagnes, Gange et yoga
–  Varanasi, cité sacrée de l’hindouisme

Voir nos photos d’Inde

25 novembre 2011

Varanasi, cité sacrée de l’hindouisme

On vous avait laissé au Taj Mahal dans la brume, en route pour notre dernière étape indienne : Varanasi, une des 4 cités les plus saintes d’Inde, connue pour ses ghats et ses crémations. On quitte donc le Taj Mahal avec un peu plus de visibilité que le jour précédent mais ça n’est pas encore le top. Tant pis pour les photos ! Rickshaw pendant une heure pour la petite station de Tundla à 30kms d’Agra, où nous devons prendre le train de nuit.

Arrivés là bas vers 20h, on regarde le tableau d’affichage et on découvre avec joie que notre train est annulé. On venait justement de se vanter le matin même auprès d’autres français que nous n’avions jamais eu de problèmes avec les trains indien… Aucun retard, aucune annulation, les gens sont gentils etc etc. Comme quoi, la poisse de Choupi n’est jamais loin ! On se dirige vers les guichets pour demander comment ça se passe, si il y a un train de remplacement, si on peut le prendre, etc. Au passage, on fait la connaissance de 2 espagnoles qui sont dans le même cas que nous, on décide de faire la route et les démarches ensemble. On nous redirige vers le bureau du «railway station master». Dans le bureau c’est un vrai sketch : quelques rats dans les coins et une dizaine de téléphones sur un gros bureau. Assis au milieu du bureau, le chef de gare. Les téléphones sonnent les uns après les autres et le mec est obligé de les remonter mécaniquement à chaque fois pour répondre. On n’a pas pu filmer cette scène, mais ça valait le SAV d’Omar et Fred 🙂

Après avoir réussi à lui adresser la parole, il nous écrit un petit mot au dos de notre billet précisant qu’on peut prendre n’importe quel train qui va en direction de Varanasi. C’est écrit à l’arrache avec juste un tampon, on a des doutes si notre billet sera valide ou non. On lui demande quel train prendre, il y en a 2, un direct pour Varanasi mais il a déjà 6h de retard donc il arrivera au petit matin et un autre qui ne va pas à Varanasi même mais à Mughal Sarai, bled à 20kms. On prend la deuxième option et on se demande où on pourra se mettre durant la nuit car pas de sièges réservés du coup. Pas trop envie de prendre la sleeper class non plus vu qu’elle sera archi blindée. On patiente avec les rescapés qui sont dans le même cas : il y a des japonais, des polonais et des australiens sur le quai. L’ambiance est bon enfant : la gare est remplie de rats et de pigeons qui fientent à tout va. On mange des biscuits et on papote.

Choupi dans le train

Choupi dans le train

Choupi dans sa chambre coquette

Choupi dans sa chambre coquette

Arrivée du train vers 22h30, on saute dans un wagon 3ème classe en espérant trouver une petite place. Le contrôleur nous dit qu’avec l’autre train annulé, tout est complet et que ce soir il n’y aura pas de place… C’est donc parti pour 8h de train entre 2 wagons, avec les 2 espagnoles Jayser et Eva. Passés les premières minutes, un mec commence à discuter avec moi et me propose des places. Évidemment il dit que ces places sont payantes et qu’il se partagera l’argent avec l’employé du train qui ne parle qu’hindi. On demande à tout hasard à combien il cède la place (qui est une place toute pourrie au passage, juste une banquette entre 2 wagons, les banquettes réservées aux employés). Il annonce la couleur : 500 roupies par personne, soit le prix du billet déjà payé. On refuse et le mec nous explique qu’il va prévenir le contrôleur et qu’à la prochaine station les flics nous diront de descendre car nos billets ne sont pas valides. On rétorque qu’on ne gêne pas, que le train était annulé patati patata… et ils nous laissent enfin tranquille voyant qu’on ne céderait pas. Des indiens viennent discuter avec nous, on essaye de dormir tant bien que mal mais c’est très difficile. Le train qui devait arriver entre 5h et 7h du matin arrivera finalement à 11h. Voyage horrible, mais nous sommes prêts du but ! On prend un rickshaw à 4, compressés, avec les jambes qui débordent sur les côtés. Le chauffeur a de la musique électro à fond, on fait les 20kms qui nous séparent de Varanasi en espérant que ce voyage cauchemardesque se finisse vite. Arrivée à 12h30, enfin 🙂

On va à la guesthouse que notre pote québécois nous avait conseillée. Chambres sommaires mais clean, c’est tout ce qu’on demande après cette nuit mouvementée. On a vu sur le Gange et on est juste à côté du ghat de crémation principal, que demande le peuple ?

On descend au ghat de crémation et les personnes présentes nous expliquent comment cela fonctionne. Aucune photo n’est autorisée sur ce lieu, ce qui est logique. Ici, on brûle 150 personnes par jour. Il y a différents foyers et pour une seule personne, 300 à 600 kgs de bois sont utilisés. Pour un hindou, venir se faire incinérer à Varanasi est la meilleure des choses qui puissent lui arriver, c’est la récompense ultime et un accès au paradis.

Certaines personnes ne sont pas concernées par les crémations et sont directement coulées dans le Gange. Il y a les sadhus, les femmes enceintes , les moins de 20 ans, les animaux, les lépreux et les gens mordus par un cobra (serpent de Shiva).

Vieillard sur les ghats

Vieillard sur les ghats

Marchande de thé :)

Marchande de thé

Gamins au bord du Gange

Gamins au bord du Gange

Qu'est ce t'as ta ?

Qu’est ce t’as ta ?

C’est assez impressionnant tous ces foyers mais loin d’être choquant comme on nous avait dit. Ca ne pue pas non plus, les corps étant embaumés et recouverts d’huile essentielle. Les corps défilent un à un. Ils sont apportés sur des petits brancards en bambou, recouverts de tissus aux couleurs chatoyantes. Une fois les tissus enlevés, les corps embaumés sont déposés sur un tas de bois puis on les recouvre une nouvelle fois de bois. Le fils du défunt (par défaut) vient allumer le feu grâce à la flamme éternelle (à côté du ghat, une flamme est maintenue nuit et jour et serait divine). Vous le reconnaîtrez facilement car il a forcément la tête rasée et porte une espèce de toge blanche.

Les femmes hindoues n’assistent pas aux crémations, les autres femmes sont tolérées mais observées car il paraîtrait que devant ce «spectacle», les femmes ont tendance à pleurer, ce qui retient les âmes des défunts sur terre…

Une fois le corps consumé, il reste toujours des parties qui n’ont pas brûlées, les os de la poitrine pour les hommes par exemple. Ils les prennent et les jettent dans le Gange. OK, on voit des têtes ou des jambes sur le bûcher, mais une fois les explications assimilées, ça n’a rien de choquant.

Tous les soirs, une cérémonie d’une heure a lieu sur le «main ghat». Il y a foule. C’est joli toutes ces bougies qui flottent et ces bateaux qui naviguent sur le Gange.

Cérémonie du soir

Cérémonie du soir

Cérémonie

Cérémonie

On met une petite bougie à l’eau dans le Gange, il paraît que ça porte chance 🙂

Bougies dans le Gange

Bougies dans le Gange

On finit la journée par le bazar local où nous retrouvons tous les bons trucs de touristes : écharpes en pashmina, encens, colliers etc. C’est bon de se balader dedans mais c’est vite étouffant.

Le lendemain, après avoir dit au revoir à nos deux espagnoles, on se promène sur les ghats (il y en a 84 à la suite les uns des autres dans la cité). On assiste aux ablutions matinales, dans la bonne humeur !

Torero du Gange

Torero du Gange

Hommes

Hommes

Sourire sur les ghats

Sourire sur les ghats

Famille du Gange

Famille du Gange

Ablutions matinales

Ablutions matinales

Lavage rinçage essorage

Lavage rinçage essorage

Contemplation

Contemplation

Sadhu du gange

Sadhu du gange

A Varanasi, les enfants ont tous un cerf volant et on peut en voir des dizaines voler au dessus de la ville. En fait, après avoir discuté avec un mec de la guesthouse, il nous a expliqué que c’était un jeu et que les enfants s’amusaient à couper la ficelle des autres cerf volants quand ils étaient en l’air. On a essayé, ça demande un peu de pratique. Choupi a tenu une minute et j’ai dû tenir 4 secondes, les gamins étaient trop forts ! Les enfants jouent aussi dans l’eau avec des aimants attachés à une ficelle pour récupérer les roupies jetés dans le Gange.

Jeter d'aimant

Jeter d’aimant

Choupi au cerf volant

Choupi au cerf volant

Choupi et ses potes

Choupi et ses potes

Tibal à la préparation

Tibal à la préparation

Il y a beaucoup de tags d’Européens ici, plus que dans les autres villes traversées. On voit des Space Invaders et d’autres tags bien sympa, qui ne jurent trop avec les tags locaux 🙂

Love India

Love India

Tag de Shiva

Tag de Shiva

Tag indien

Tag indien

Space invaders

Space invaders

Pour finir la journée, on fait une heure de bateau sur le Gange de nuit, juste au moment de la cérémonie, c’est magique avec toutes ces petites bougies qui flottent et la musique des cloches. Le mec du bateau nous a fait ramé, je me demande encore pourquoi on a payé !

Choupi et les boatmen

Choupi et les boatmen

Aux rames citoyen !

Aux rames citoyen !

Après cette petite balade, on est rentré dans un petit temple qu’on avait repéré la veille. On s’installe dans le cercle et un des papis me tend des petites cymbales. C’est parti pour 40 minutes de chansons religieuses avec eux, très bon moment 🙂 Ils voulaient que je joue de la tabla ou du piano mais j’ai pas voulu faire un massacre…

Musiciens dans le temple

Musiciens dans le temple

Musicos

Musicos

Restaurant à la Kashmi guesthouse pour finir la soirée, plats excellents et Choupi a eu le droit à un biryani love.

Biryani love

Biryani love

Pour la première fois depuis notre arrivée en Inde, nous verrons un charmeur de serpent avec un beau gros cobra mais Choupi ne voudra pas le porter autour du cou. Moi non plus d’ailleurs 🙂

Charmeur de serpents

Charmeur de serpents

C’est sans nul doute notre coup de coeur de ce périple indien ! Après 4 jours complets, on s’est un peu plus senti plongé dans l’hindouisme, la culture indienne et tout ce qui s’y rapporte.

Ghats au petit matin

Ghats au petit matin

Pour nous Varanasi, c’est fini… Adieu les «boat sir ?», «do you want ali baba trousers», «best quality», «massage?» et «fumare» 🙂

Lever de soleil

Lever de soleil

Tikka après la baignade

Tikka après la baignade

Bains matinaux

Bains matinaux

Bougies en guise d'offrande

Bougies en guise d’offrande

Un article final sur l’Inde devrait suivre mais on est un peu à la bourre sur les articles. Ce n’est pas du temps réel comme a pu le faire remarquer Brebre. Actuellement on est déjà en Thailande et on se la coule douce sur les îles paradisiaques de Koh Phi Phi 🙂

21 novembre 2011

Rishikesh : montagnes, Gange et yoga

Après le brouhaha de Delhi, direction Rishikesh pour voir le début de l’Himalaya et s’éloigner des klaxons, de la pollution et de la poussière.

Arrivés à 4h40 du matin à Haridwar, ville située à 24kms de notre destination finale. C’est jamais la bonne heure pour arriver dans une ville que l’on ne connaît pas. Heureusement, il y a une correspondance par train pour faire les 24kms en 1 heure à 5h20. Presque pas d’attente donc. Ca coûte 8 roupies (0,12€) pour les deux !!! On monte dans la sleeper class car il n’y a que ça dans ce train. Ca pue un peu la pisse et les fenêtres sont ouvertes à fond. C’est une station de montagne donc à 4h du matin, il fait pas bien chaud, heureusement qu’on avait mis les polaires et les baskets (Crocs pour Choupi).

On arrive à 6h20 à Rishikesh et on prend direct un rickshaw pour aller dans le quartier calme de la ville qu’on avait repéré. Deux hôtels du guidebook se trouvent l’un à côté de l’autre. Un avec plein de cafards, l’autre sans (visibles). On prend l’option «sans».

Ici, les températures sont largement redescendues : 17°C à 19°C la nuit et 25°C le jour, c’est agréable voire froid par rapport aux jours précédents. On découvre pour la première fois le Gange, avec en arrière-plan le début de la chaîne himalayenne. Ca change carrément du Rajasthan et des grosses villes traversées au début du périple.

Vue sur le Gange

Vue sur le Gange

Le long du Gange il y a quelques ghats. Ce sont des sortes d’escaliers permettant aux fidèles de descendre faire leurs ablutions dans le fleuve et se purifier, accessoirement laver leur linge. Ici, comme il y a du courant, des chaînes sont suspendues au pont pour permettre aux gens de s’accrocher et ne pas être emportés dans le fleuve.

Ghats de Rishikesh

Ghats de Rishikesh

On s’éloigne un peu du quartier et on marche pour arriver à un temple perdu dans la forêt, avec une superbe vue sur Rishikesh.  Le ciel est très brumeux, on distingue à peine les montagnes alentours. Après avoir gravi tous les étages du temple et sonné les cloches à chaque coin de temple, on arrive dans une petite pièce où un prêtre nous bénit. Halleluia garanti ! Il nous file de l’eau (du Gange ?) à boire et des bonbons mais on fait la vieille technique du «je fais semblant et je souris».

Les cloches sonnent

Les cloches sonnent

Choupi est bénie

Choupi est bénie

Gardien du temple

Gardien du temple

Temple perdu

Temple perdu

Rishikesh est avant tout connu pour ses cours de yoga. Dans les rues, on ne voit que ça, via des affiches ou des flyers qu’on nous distribue. On visite quelques ashrams, sorte de retraite pour amateurs de yoga, moines et touristes. Il y a des statues des différents dieux un peu partout dans les parcs.

Hanuman, le dieu singe

Hanuman, le dieu singe

Shiva

Shiva

Détail d'une arche

Détail d’une arche

Scène dans un jardin

Scène dans un jardin

C’est la première fois qu’on voit autant d’européens baba cool au mètre carré. Nous voyons également les premiers sadhus (les personnes qui méditent toute la journée). Certains font très «classes» et d’autres très mendiants. Ils réclament tous à manger ou des roupies et sont parfois dans de piteux états : bras en moins, oeil crevé, jambe qui manque ou parfois un mix de tout ça.

Un sadi sadhu

Un sadi sadhu

Choupi reçoit son premier tikka (point traditionnel au milieu du front). Ici c’est un peu comme à Lourdes, on peut ramener son bidon d’eau sacrée.

Premier tikka pour Choupi

Premier tikka pour Choupi

Chacun repart avec son bidon

Chacun repart avec son bidon

Marcher, ça creuse, on s’arrête donc au Chotiwalla, restaurant que nous avait conseillé la mère de Mohit. On se laisse tenter par 2 thalis. On aurait dû n’en prendre qu’un car la quantité de plats est impressionnante et tout ça pour juste 250 roupies (< 4 euros). Sur la photo, on a mixé les 2 thalis mais on ne voit pas les chapatis (sorte de galettes qui permettent de manger les différents plats). L’eau était comprise dans le menu également 🙂

Thali au Chotiwalla

Thali au Chotiwalla

A 17h30, nous assistons à notre première cérémonie religieuse au bord du Gange. Chants et musique sont au programme, ça rassemble un bon paquet de gens cette petite prière.

Le lendemain, on doit redescendre à Haridwar pour aller chercher nos billets de bus pour Agra car pas possible de les avoir à Rishikesh apparemment… On prend donc un rickshaw jusqu’à la station de bus et ensuite le bus qui met une heure pour arriver à Haridwar. C’est un peu le Bronx les bus… Imaginez une cinquantaine de bus sur un parking mais aucune indication pour savoir le quel va à telle destination. Obligés de demander à au moins 5 personnes à chaque fois 🙂

C'est parti pour Haridwar

C’est parti pour Haridwar

Après s’être renseignés aux différents arrêts de bus «classiques», personne ne vend de billets pour Agra. On va donc voir une agence de voyage, le prix sera plus cher, mais on est sûr d’être dans des bons bus avec couchettes. Une fois les billets réservés on remonte direct à Rishikesh car la ville d’Haridwar est assez bruyante et très industrielle.

On pousse jusqu’au quartier le plus haut, celui de Lakshmandjula. On se promène jusqu’à la tombée de la nuit et on finit par les boutiques de touristes.

Choupi avec ses nouveaux potes

Choupi avec ses nouveaux potes

Ici c’est le paradis pour les fringues, Choupi se retient mais achète quand même un pantalon, un tee shirt et une étolle en pashmina. Bel effort ! Elle se fait faire aussi un tatouage au henné pas cher mais pas très beau malgré le fait qu’on l’aie fait dans un institut de beauté.

Henné dans la rue

Henné dans la rue

Henné de Choupi

Henné de Choupi

Tout le monde cherche à me refourguer un tee shirt avec un signe «Ohm» mais je craque pour un tee shirt Ganesha. Moins de 2 euros le tee shirt, c’est trop cher ici 🙂 Les boutiques proposent aussi des sacs Deuter ou Lowe Alpine de seconde main à 30 euros, on se laisserait presque tenter pour les réexpédier direct en France !

Tee shirts à 2 balles

Tee shirts à 2 balles

Après manger, on essaye de réserver les billets pour la Thailande mais c’est un échec, impossible de payer…

Dernier jour à Rishikesh, la chambre étant très humide, les fringues qu’on avait lavées à la main ne sont pas bien sèches… On décide donc d’aller au bord du Gange et de les faire sécher sur les rampes des ghats. On en profite pour plonger les pieds dans le Gange, c’est froid mais ça va, nous sommes désormais purifiés de nos (nombreux) péchés.

Tibal dans le Gange

Tibal dans le Gange

Choupi s'accroche

Choupi s’accroche

Petit bain entre potes

Petit bain entre potes

Caleçons qui sèchent

Caleçons qui sèchent

On mange dans un restaurant thaï (tenu par des thaïs) pour se mettre en jambes pour la suite du voyage, c’est succulent ce petit pad thaï. On assiste à une fanfare de mariage au passage, toujours très joyeux et très coloré.

Fanfare indienne

Fanfare indienne

On réessaye la réservation de billets pour la Thaïlande, cette fois ça passe ! Airasia voulait pas qu’on paye en euros, on a dû payé en roupies indiennes. On s’en tire avec un billet Kolkatta-Bangkok à 70 euros chacun tout compris, ce qui est super correct pour la distance et pour notre budget.

De nouveau, bus pour Haridwar, cette fois pour prendre notre bus de nuit direction Agra et le Taj Mahal. Le bus est confortable mais la nuit ne fut pas aussi bonne que la dernière fois. Beaucoup de bruit et de routes cabossées.

Bus en mode couchette

Bus en mode couchette

C’est bien cette petite station, très reposant. On croise pas mal de sadhus complètement défoncés, de touristes venus acheter des fringues «hippies» ou se ressourcer dans le Beatles ashram (ashram où étaient passés les Beatles dans les 60‘s), des singes voleurs et des 4×4 qui emmènent faire des treks dans les villes d’altitude. C’est la première fois où on reste plus de 2 jours au même endroit, ça fait pas de mal !

Massage ayurvédique

Massage ayurvédique

Singe qui a failli m'agresser

Singe qui a failli m’agresser

Vallée du Gange

Vallée du Gange

Rafting sur le Gange

Rafting sur le Gange

 

19 novembre 2011

Delhi, Agra et le Taj Mahal

Fini notre petit tour du Rajasthan, direction Delhi désormais ! Notre voyage en bus de nuit s’est très bien passé, les classes sleeper des bus sont vraiment très confortables et malgré les routes pas forcément bonnes, on dort bien dedans. Les bus s’arrêtent régulièrement pour des pauses biscuits/pipi ce qui est plutôt pratique sur ces longues distances. Par exemple Bikaner-Delhi, c’est quasi 12h de bus !

A 1h du matin, on s’est arrêté dans un boui-boui de bord de route, je suis descendu pour une pause technique et là c’était tout simplement surréaliste : des clips de bollywood à fond les ballons dans des petits stands qui vendaient du thé, des biscuits ou encore de l’eau. Ajoutez à cela des dizaines de bus arrêtés et des dizaines d’indiens qui pissent dans une espèce de mare de bord de route, ça fait un beau rêve éveillé.

Nous arrivons dans l’agglomération de Delhi vers 8h30 au lieu de 7h comme prévu au départ. Je ne pouvais plus me retenir et ne sachant pas quand le bus s’arrêterait vraiment dans Delhi, j’ai dû faire dans une bouteille à la roots 🙂 C’est l’avantage du train de nuit, il y a des toilettes !

Mohit m’avait dit qu’il ne pouvait finalement pas nous accueillir, on découvre donc la ville et en trois minutes, on trouve ça vraiment très étouffant. On se décide à quand même passer le voir pour au moins voir si on peut laisser nos affaires chez lui pendant qu’on se promène en ville. On réussit à trouver sa maison et il nous accueille à bras ouverts avec sa maman. On lui explique qu’on n’a pas encore trouvé de guesthouses et que notre arrivée à Delhi était assez mouvementée, donc qu’on visite vite fait aujourd’hui et qu’on repart si possible le soir même. Mohit nous dit qu’on peut prendre déjà un petit déjeuner et on verra après. Sa maman nous prépare donc une montagne de pakoras (à ne pas confondre avec M Pokora). Puis, après le petit déj, Mohit parle avec sa mère et nous dit qu’on peut rester… On est un peu gêné car du coup, ses invités devront aller chez son cousin mais on accepte.

Rues de Old Delhi

Rues de Old Delhi

Tuk tuk à pédale

Tuk tuk à pédale

Affiches de films

Affiches de films

Rues de Old Delhi

Rues de Old Delhi

L’après midi sera consacrée à la réservation des billets de train pour la fin de notre voyage, c’est à dire jusqu’à Kolkatta. Malgré les explications de Mohit, on a mis 3h à trouver le ITB (International Tourist Bureau) dans la gare de New Delhi. A chaque fois qu’on s’approchait de notre but, un mec nous harponnait et nous disait de le suivre, que c’était pas par là et qu’il allait nous montrer. Résultat : on a été trimballé d’agences de voyage en agences de voyage toute l’après midi. Toutes ces agences nous disaient que les trains étaient complets, ce qui était vrai. Mais en ayant regardé avant avec Mohit, ces trains disposaient du fameux «tourist quota» et avaient donc encore quelques places.

Attention, si vous devez prendre des billets à New Delhi, le bureau est au premier étage A L’INTERIEUR de la gare. Il est facilement reconnaissable, il n’y a quasi que des occidentaux dans la salle 🙂 Si des gens vous emmènent vers des agences de voyage soit disant gouvernementales… ne les croyez pas ! On était tellement habitué à Mumbai et aux gens en qui on pouvait faire confiance qu’on s’est un peu fait mener en bateau…

Quand nous sommes arrivés au ITB, en 30 minutes nos 3 derniers billets de train étaient réservés ! Pour 30 euros chacun, nous pourrons faire Delhi-Haridwar, Agra-Varanasi et Varanasi-Kolkatta en classe 3AC (compartiment de 6 personnes climatisé). Entre Haridwar et Agra, les trains sont complets même avec le «tourist quota» donc pas le choix, ce sera un bus qu’on réservera là haut. Les agences nous proposaient le même parcours pour 150 euros par personne et en sleeper class…

Une fois les billets réservés, on regarde la montre, il est déjà 18h. Il commence à faire nuit, on rentre donc chez Mohit où sa mère nous a fait un copieux repas. C’est marrant, son père regarde «qui veut gagner des millions» hindi, on se croirait dans Slumdog Millionnaire. On discute de notre difficulté de la journée et des traditions hindoues lors des mariages, entre autres. Superbe journée où nous n’avons rien vu de New Delhi si ce n’est sa gare et ses alentours :(.

Le lendemain matin, bien décidé à affronter la foule de Delhi, nous nous levons tôt et allons visiter le temple d’Akshardam. Ce temple est très récent (2005) et a été érigé à la gloire d’un gamin qui a parcouru tout seul 12 000 kms en Inde, propageant autour de lui la bonne parole. Les bâtiments sont superbes avec d’énormes statues dorées mais les photos sont interdites et nous avons dû laisser les sacs à l’entrée avec appareils photo, téléphone portable. On se croirait un peu dans une sorte d’Europa Park indien avec les petites musiques pour faire patienter dans les files d’attente. On assiste à plusieurs spectacles d’automates assez bien foutus, racontant l’histoire de l’Inde et de ce gamin. J’avoue que ça fait très propagande tout ça. On traverse des salles où on t’explique pourquoi l’homme DOIT être végétarien et comment la paix peut exister sur le monde.

Temple d'Akshardham (source : Wikipedia)

Temple d’Akshardham (source : Wikipedia)

Après ce temple, on se dirige vers Old Delhi et le quartier de Chandni Chowk. C’est un joyeux bordel, ça circule de partout et ce qui fait halluciner c’est que malgré la circulation et les nombreux véhicules, on a toujours pas vu d’accidents. Ici, on peut tout trouver pour vraiment pas cher.

Des câbles électriques «dégueulent» des bâtiments, c’est assez impressionnant. Un mélange de tuk tuk à pédales, de rickshaws et de vendeurs ambulants inonde les rues, dans une atmosphère très poussiéreuse et polluée.

Visite ensuite de la mosquée Jama Masjid, une des plus grandes d’Inde. Elle peut accueillir jusqu’à 25 000 fidèles. Un mec à l’entrée nous dit que c’est 200 roupies pour rentrer. On sait que c’est gratuit, il essaye d’insister en disant qu’on a un appareil photo dans le sac mais on passe quand même et il s’acharne sur d’autres touristes 🙂

Jama Masjid

Jama Masjid

On pousse jusqu’à Red Fort avant le coucher du soleil mais on n’y entre pas car pas assez de temps.

Red Fort en fin de journée

Red Fort en fin de journée

Pour rentrer chez Mohit, on prend le métro. Il est assez récent et super propre. A certaines stations, les gens font des queues comme au Québec pour rentrer dedans (l’un derrière l’autre, 1 par 1). bon ça c’est en théorie, car on a fait l’heure de pointe, ça bourre bien ! Choupi a failli rester coincée entre 2 portes.

Queue dans le métro

Queue dans le métro

Avertissement du métro

Avertissement du métro

Surprotection du métro à Delhi. A chaque station, une fouille militaire est obligatoire : passage sous portique et fouille du sac. On n’a pas le droit de prendre de photos à l’intérieur non plus.

Nous rentrons chez Mohit en tuk tuk à pédales et savourons un dernier repas avant de prendre notre train à 23h55, train qui devrait nous déposer à Haridwar à 4h du matin. Notre prochaine étape sera donc Rishikesh, station bercée par le Gange à 24kms d’Haridwar.

Les parents de Mohit

Les parents de Mohit

Mohit et ses parents

Mohit et ses parents

Comme à l’heure où nous écrivons ces lignes, nous sommes déjà revenus de Rishikesh et que nous sommes passés par Agra et avons vu le Taj Mahal, nous vous le racontons ici. Car On ne peut pas faire Delhi sans faire Agra, qui est à une centaine de kilomètres de là. Un article sur Rishikesh suivra n’ayez crainte 🙂

Nous sommes donc arrivés à Agra le 22 novembre à 7h dans une purée de pois via un bus de nuit. Toujours en sleeper class, très confortable. Mais un peu moins bien dormi que la dernière fois. Dès la sortie du bus, qui nous a déposé à la périphérie d’Agra et non au centre, nous devons négocier avec les rickshaws, c’est un peu dur dès le réveil, surtout que pour la deuxième fois, je me suis tapé la tête dans le bus et je saigne un peu. On arrive dans le petit hôtel qu’on avait repéré, il est à 150m de la porte Sud du Taj Mahal, on peut difficilement être plus près !

Les chars de fanfare

Les chars de fanfare

Sourire

Sourire

Affiche Bollywood

Affiche Bollywood

Détail d'un char de fanfare

Détail d’un char de fanfare

Il fait froid par rapport aux jours précédents et c’est très brumeux. On demande aux locaux si ça va se lever mais ils nous disent que ça sera pas avant 15h… On se repose donc un peu après le trajet de nuit fatigant et on attend que ça se découvre. Vers 14h30, on sort se promener dans les rues mais rien de bien intéressant si ce n’est des dizaines et dizaines de boutiques de souvenirs qui vendent des objets en marbre blanc.

A 16h, même si le temps n’est pas encore OK à 100%, on se met en route pour le Taj Mahal. On ne reste qu’une nuit ici, ça serait bête de le louper surtout que le lendemain matin, ils prévoient le même temps. Pour information, encore une fois, l’entrée pour les touristes est excessivement chère par rapport à ce que paye les indiens. Pour eux, c’est 30 roupies et nous 750 chacun (11-12 euros), soit plus de 20 fois le prix !

Mini maharajah

Mini maharajah

Taj Mahal dans la brume

Taj Mahal dans la brume

Choupi au Taj Mahal

Choupi au Taj Mahal

Taj Mahal

Taj Mahal

Mais à l’intérieur, on oublie vite le prix, le bâtiment est splendide ! On fait le tour des jardins et on prend plein de photos. Plein d’indiens font des pauses kitsch devant le Taj Mahal, c’est assez drôle d’observer tout ce petit monde. Le soleil brumeux est déjà bien bas, on se met donc dans la file d’attente pour rentrer à l’intérieur du bâtiment. Petite déception, car l’intérieur se fait très rapidement et n’est carrément pas aussi impressionnant que l’extérieur.

On ressort et on prend les dernières photos dans la brume avant de se faire chasser par un gardien 🙂

Taj Mahal en fisheye

Taj Mahal en fisheye

Mes nouveaux potes

Mes nouveaux potes

Choupi et Tibal

Choupi et Tibal

Tombée du jour

Tombée du jour

On a rencontré à l’hôtel un québécois bien sympa avec qui on a échangé quelques bons plans pour la Thailande et ici. Il bosse pour le château de Frontenac à Québec, ça rappelle de bons souvenirs, c’était l’fun !

Le lendemain, la purée de pois n’a pas quitté la ville. On va voir le fort d’Agra depuis l’extérieur puis on prend un tuk tuk à pédales qui nous fait un petit tour des boutiques de la ville. Pas forcément intéressant mais notre taxi doit nous emmener à la gare à 17h30 donc c’était juste pour tuer le temps.

La cité de la joie

La cité de la joie

A très vite pour le récit de notre périple en train à Varanasi ! L’article sur Rishikesh devrait bientôt voir le jour également.